Booster

Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

mercredi 18 juillet 2012

Being Human : à eux de vous faire préférer le côté obscur

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Quand je serais grande, je veux être fantôme. Ou vampire. Ça date de mes années Anne Rice, Maupassant et Poe. Mais depuis que je connais le personnage d’Annie, je dois avouer que fantôme, ça a l’air pas mal cool.
Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous parler d’une série à bistouri, ni d’une série de filles hétérosexuelles qui en pincent pour des hommes imberbes. Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de Being Human, la version originale, anglaise ça va de soit.
Rien que pour l’accent, pour la finesse, pour le jeu : courez vous réfugier chez vous, faites vous un thé Earl Grey brûlant et aller faire connaissance avec un trio pas banal. Quand la série démarre, ils sont trois : un vampire ultra beau gosse aux cheveux gras, un loup-garou qui a oublié d’être sexy (en plus, le pauvre garçon est roux, n’assume pas sa situation et porte mal les lunettes à cause – j’en suis sûre – d’une paire d’oreilles décollées qui n’aident pas) et une fantôme métisse.
Vous l’aurez compris, ma préférence va à la défunte qui en plus d’être über cute, a une naïveté charmante et un instinct de louve quand il s’agit de protéger les siens.
Annie ne sait pas en début de saison qu’elle est morte. Elle s’est faite larguer, elle reste habillée de la même façon tout le long de la série (bonjour le gain de temps pour le styliste) et passe son temps à faire du thé qu’elle ne peut pas boire.
Un jour débarquent deux jeunes hommes et emménagent chez elle. Ce qui la perturbe un brin. Mais le plus surprenant c’est que depuis quelques temps elle se sentait comme invisible, peut être parce qu’il lui arrivait de passer à travers les murs de la cuisine un mug à la main. Mais là, les deux types la voient, s’offusquent et lui demandent les raisons de sa présence chez eux. Avouez que c’est un peu fort un tel culot.
Très vite, ils comprennent : seuls les vampires et autres êtres surnaturels peuvent voir les fantômes. Annie est folle de joie car elle peut désormais faire du thé pour ses nouveaux amis.
Bon, ça c’est pour le décor de base.
Après les ennuis commencent. Déjà parce que Mitchell (le vampire ténébreux, suivez un peu) et George (le loup-garou pas assumé) veulent ardemment vivre comme le commun des mortels. Avoir un travail, boire des bières devant la télé, sortir, lever des nanas, ne pas les manger ni les vider de leur sang, faire leurs courses et éviter de se faire prendre en photo car – sachez-le – le vampire n’est pas photogénique. Même qu’il n’imprime pas la pellicule, même si on vit à l’ère du numérique, rien n’y fait, il n’apparaît ni à l’écran ni dans les miroirs (d’où les cheveux gras j’imagine) Essayez donc de photographier un vampire et on en reparlera.
Annie quant à elle refuse obstinément son état. Pour combattre un début de dépression somme toute bien compréhensible, elle réalise qu’elle doit élucider le mystère autour de sa mort et enquêter du côté de son psychopathe d’ex qui l’a – attention je spoile – comme qui dirait un peu poussée dans les escaliers avant de prendre la fuite.
Après ça, elle aura le choix : prendre la porte direction la Lumière ou rester avec ses colocataires et apprendre à avoir un peu plus de… consistance. Je vous laisse deviner ce qu’elle va choisir.
Notre trio devient vite inséparable, pis vous savez ce qu’on dit, l’adversité, ça rapproche. Si c’est vrai, ‘suffit de voir comment les gens deviennent d’un coup hyper soudés quand il s’agit de se plaindre de la SNCF/RATP/etc. Même le parisien connaît ce sentiment de solidarité. C’est dire.
Mais visiblement en dehors de leur cocon, ils se sont fait pas mal d’ennemis. Notamment du côté du chef de la police, vampire millénaire de son état et qui n’aime pas trop l’idée que des collègues soient amis avec les loups et tentent de se fondre dans la masse de Bristol sans tuer au passage quelques humains.
Being Human est l’anti Vampire Diaries. Quand George se transforme les soirs de pleine lune, c’est pas super chouette à voir. Quand Mitchell cède à la tentation, il y a beaucoup de sang très foncé qui vous fait passer une main fébrile sur votre carotide. Finalement c’est l’enthousiasme d’Annie, en toutes circonstances, qui vous donnerait presque envie de passer l’arme à gauche pour hanter à loisir la maison familiale. Pis j’ai toujours adoré boire du thé.
Aujourd’hui après la diffusion de la 4ème saison, je sais déjà une chose : rien ne peut se comparer à l’accent anglais et à cet humour si fin. Being Human c’est l’aventure toujours teintée d’ironie. On croise des loups-garous chasseurs de vampires drôlement bien équipés en pieux de combat, des vampires qui s’enfuient devant la mortelle morsure de ces chiens enragés, des humains un peu cons qui veulent en être et même des succubes (l’occasion pour nous tous d’apprendre un nouveau mot) qui par un seul contact de la main peut vous faire ramper et languir d’amour. C’est encore plus drôle si la succube n’a pas le physique d’Angelina Jolie.
On voit également arriver un enfant, une fille née de l’union de deux être fantastiques qui se retrouvera rapidement sous la protection et l’invisibilité de notre fantôme préférée. Il est dit dans les écrits anciens que cet enfant a un pouvoir de dingue.
Pour l’instant elle fait comme tous les bébés, c’est à dire rien, donc moi perso j’attends de voir hein.
On sait tous maintenant que je suis bon public mais si vous aimez les univers un peu fantasques et fantastiques, l’accent anglais, la musique anglaise (ben oui) et que vous aussi vous ne pouvez plus encadrer Sookie, faites comme moi : dévorez les 4 saisons de Being Human – La Confrérie de l’Etrange, avec un léger nuage de lait.

mercredi 4 juillet 2012

Nurse Jackie, attention : infirmière à cran

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C’est fou le nombre de série dites “médicales” quand même. Soit c’est ça, soit c’est moi et je cultive sans le savoir une frustration pour une improbable carrière de piqueuse. Allez savoir. Je tourne pourtant de l’oeil à chaque prise de sang. Ça serait pervers quand même…
Cette fois donc je vais m’attaquer à Nurse Jackie.
C’est un peu mon Dr House à moi. Sauf qu’elle n’a pas le même diplôme, pis elle n’a pas de canne, pis on tombe rarement sur des cas de lupus. Ce qui m’arrange un peu, je n’étais pas très concentrée avec House, moralité je ne sais toujours pas comment on le reconnaît. Oui, j’ai honte.
Mais sinon, c’est tout pareil. Jackie (comme Maman Sardou mais pas pareil) a mal au dos et prend moult cachets interdits à la vente libre. Elle est rarement aimable. Elle fait trop d’heures.
Jackie a un mari très joli et deux filles un peu névrosées. Faut dire qu’elle voient peu leur mère. Que le papa est barman, rentre tard aussi. Disons les choses clairement : ces deux gamines sont livrées à elle-même dans la jungle new-yorkaise. Ça donne une apprentie pyromane et une suicidaire en puissance.
Maman Jackie travaille donc aux urgences d’un hôpital redécoré par Benoît XVI. Pour supporter les patients et ses abrutis de collègue (j’y viens), elle se drogue. Oui. Jackie est une junkie. (badoum da).
Pour obtenir ces précieuses pilules illégales, elle vole un minimum la pharmacie mais s’envoie en l’air sans vergogne avec le pharmacien. Reconnaissant, il lui fournit ce que sa douleur exige.
Le bougre est bêtement tombé amoureux de la blondinette et ignore tout de son historique. Etant donné que madame enlève son alliance tous les matins, on peut comprendre sa méprise.
Monsieur son mari est une bombe et réunit à lui seul tout ce qu’on demande à un prince charmant. Il est donc également naïf et n’a pas idée de ce que fricotte sa nana. Et entre nous, moi je ne comprends pas ce que lui fait avec Jackie Peyton. Mais passons.
Côté professionnel, notre infirmière est vernie : une jeune assistante déguisée en laborantine de cabinet vétérinaire (comprendre qu’elle porte des blouses avec des lapins et des arc-en-ciel), pleine de bonne volonté, un peu trop même. Un ambulancier amoureux de la laborantine. A peu près aussi doué dans la vie. Touchant avec son air de Big Lebowski dit The Duc donc.
On retrouve aussi une Gloria, chef incapable qui surveille son personnel pour justifier son job. Cooper, un jeune médecin égocentré, convaincu de sa supériorité sur le commun des mortels mais qui se ridiculisent régulièrement. En effet, Fitch – de son p’tit nom – a des réactions plutôt inattendues quand il subit une pression. Et alors si l’oppresseur est une femme, le résultat est immédiat : il pose ses mains sur les seins du tyran et reste coincé, bêtement.
Ça vous casse un mythe ça…
Enfin, Jackie est amie avec le Dr O’Hara, délicieuse actrice avec un accent anglais bourgeois que j’aime tant. Toujours là pour assurer les arrières de son amie volage et pour la remettre à sa place aussi. Le concept du tacle, c’est elle qui l’a inventé.
Ça nous fait une belle brochette de déjantés. Moi j’aime bien les séries qui me sortent de mon quotidien, où on flirte avec le politiquement-pas-correct-du-tout, limite le trash (coucou Shameless), avec une pointe d’humanité toutefois. Jackie a quelques remords, par moments. Mais c’est un cercle vicieux, la culpabilité entraîne la culpabilité. Pis elle n’a pas le temps pour regretter. Gérer sa vie ? Bien peu pour elle, elle doit déjà s’occuper des urgences et c’est le cirque.
Alors quand sa vie la rattrape, que ses mensonges sont éventés… plus qu’une chose à faire : la fuite en avant !
Et ça décoiffe. Episodes courts, cinglants, souvent drôles (je me souviens avec émotion de cet épisode où Cooper découvre Twitter et tweete sa journée, les remontrances de Jackie, ses opérations en direct…). Je suis souvent mal à l’aise aussi. Le pharmacien ne me dit rien qui vaille. Pis on sent que quelque chose va craquer. On regarde avec appréhension, on attend le clash ou la porte qui va claquer.
Aujourd’hui la saison 4 est en diffusion. Jackie a les cheveux plus longs et de bonnes résolutions. Je dois avouer que je suis un peu sceptique après un premier épisode. L’homme est un loup pour l’homme, je compte bien la voir plonger avant de se racheter.
Ma moralité me perdra.

mardi 19 juin 2012

The Good Wife : le scandale ne passera pas par elle.

The Good Wife
Je veux un ascenseur. Et tout le monde devrait vouloir au moins investir chez Otis.
Pourquoi un ascenseur si ce n’est pour m’épargner des escaliers ? Parce que l’ascenseur c’est la vie.
J’ai bien étudié, et après analyse,  si vous envisagez de vous lancer dans la réalisation de série : peu importe la météo,  la destination, n’allez pas vous encombrez avec des buildings – ayez un ascenseur, c’est tout.
Et j’en ai encore eu la preuve avec cette fin de saison de The Good Wife. Apparemment, les scénaristes se sont tous mis d’accord : « les mecs, maintenant on dit que si on doit mettre en scène une demande en mariage, une rupture, mettre l’accent sur une situation triviale et ambigüe (mot compte triple), on le filme dans un ascenseur ».
Et ils avaient raison. C’est exiguë (Scrabble!), bonjour la tension. On peut jouer avec les boutons, le stopper, empêcher la fermeture des portes. L’ascenseur, le must have du cliffhanger.
Du coup j’en veux un. Moi aussi je veux qu’on retapisse  une cabine de post-it pour moi, qu’on me jette des regards brûlants en biais, qu’un homme me frôle avec sa veste de costume, que ma vie commence !
Non parce que visiblement, avant, ta vie, elle stagne un peu. Tant que tu n’es pas passé par l’épreuve Elevator, que tu n’as pas goûté aux joies de l’apesanteur, tu n’as pas vécu.
Bon ok. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que jusque là je pensais qu’il fallait jouer dans une série dramatico-médico-romantique pour avoir le droit de quitter la terre ferme (coucou Calogero). Aujourd’hui j’ai regardé la très sérieuse série The Good Wife et j’ai vu une scène d’ascenseur à vous décoiffer un Patrick Dempsey : j’ai frissonné, j’ai rigolé et moi aussi j’ai jeté quelques regards en biais du côté de Will Gardner.
The Good Wife. Je pense l’une  des meilleures série depuis ces dernières années. Et même si t’y piges que dalle en droit.
Alors ok, tu vas pas pouvoir te refaire les ongles avec Kalinda, Alicia, Cary et Mister Big (passé l’effet de surprise, on finit par s’habituer à voir l’amoureux de Carry Bradshaw). Cette série te demande une certaine attention. Parce que c’est subtil. En plus du procès en ligne conductrice, tu as en général deux histoires parallèles : politique avec l’ex-futur-ex-statutquo Peter Florrick et politique interne au cabinet Lockhart & Gardner. Pis n’oublie pas l’histoire romantique qui plane toujours hein. Coucou Will !
Les dialogues souvent acérés ne se suffisent pas. Tout est important. Le geste retenu, le sourire discret, le regard dans le vague, ce coup de fil ignoré, même les parties de basket entre juges et avocats où on n’échange pas que de bonnes balles…
The Good Wife c’est Alicia Florrick, la chérie de Clooney qui depuis Urgences à pris du grade en plus d’avoir changé de coiffeur.
La course au pouvoir, très peu pour elle mais n’allez pas la prendre pour une cruche. Elle débute la série en étant humiliée, mais elle va vite savoir faire oublier ce revers et mène d’une main de maître ses rôles d’épouse bafouée, de mère de famille et de jeune avocate sur le retour (ben oui, faut bien que quelqu’un porte la culotte et elle a des bouches à nourrir). Avec son calme olympien, elle parvient même parfois à remettre à sa place un Michael J Fox qui n’a pas cherché à cacher sa maladie et joue de son handicap dans son rôle. On n’est pas là pour s’attendrir. On n’est pas des chochottes.
Parfois on gagne, parfois on perd. Après ces trois saisons, je n’admets aucune lassitude. Les personnes secondaires – mais sont-ils vraiment secondaires ? – sont délicieux. Eli Gold, tumultueux, tête à claques. Jackie Florrick, belle-mère qui singe une Jackie O plus vieille que nature. Kalinda Sharma. Tellement mystérieuse, tellement forte, tellement sexy que je vous avoue qu’entre elle et Will mon cœur balance. Pis moi le basket…
Rendez-vous à la rentrée sur CBS pour savoir – un peu comme dans Friends avec Ross (faites pas cette tête, c’est sain d’avoir vibrés avec Ross & Rachel) – si Alicia aura ouvert cette porte et comment Kalinda aura réagi quand la sienne de porte aura été ouverte. Et non, je ne parle pas de la même porte.

vendredi 8 juin 2012

Grey's Anatomy. Ou comment adorer détester une série. Et inversement.

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Cette semaine, j’avais le choix : râler sur une série de filles ou râler sur une série de filles ?
Finalement j’ai décidé de râler sur une série de filles. Tout en sachant que je ne m’étoufferai pas avec ma mauvaise foi.
Pour râler il faut connaître. Dans mon cas je pousse le vice à suivre carrément la série en question. Parce que je suis hyper sympa, bon public et naïve. Tout ça oui.
Grey’s Anatomy.
Alors oui, il y a une histoire. Mais quand vous avez vu une série de filles, vous les avez toutes vues hein. Ne nous voilons pas la face. Des filles, des garçons. Un hôpital. Vous mélangez bien. PAF. T’as des couples qui se font et se défont. Des filles avec des garçons, des filles avec des filles. Et même une fois, un garçon avec une Jane Doe sans visage. Tout ça dans une ambiance NFS-Chimie-Iono.
Bon ben déjà, premier problème. Meredith Grey. Les mecs ont vraiment cru que prendre une niaiseuse émotive aller nous faire oublier qu’elle a dix ans de plus que dans le scénario.
Dès les premières saisons, l’histoire tourne autour d’elle : Meredith apprend la médecine, Meredith se fait une copine qu’elle va appeler tout le long de la série “ma personne” (on est d’accord, c’est hyper réducteur et matérialiste), Meredith galère avec sa mère, Meredith tombe amoureuse d’un mec super bien coiffé, Meredith passe beaucoup de temps dans des ascenseurs, Meredith survit à des attaques, des accidents, et même des avions.
(un peu comme Martine à la plage mais pas à la plage)
(et finalement on ne la voit pas tant que ça son anatomie. Bonjour l’arnaque)
Ouais bon je spoile. En même temps si vous avez vu les 7 premières saisons, vous savez déjà qu’elle est immourrable la nana.
Heureusement pour nous, il n’y a pas que Meredith dans Grey’s Anatomy.
On rigole aussi pas mal avec le mec bien coiffé, Dempsey quelque chose. C’est à dire que les mecs ont regardé attentivement Urgences dans le passé. Et que George Clooney coûtait trop cher à ce moment là. Donc bam. Patrick fera l’affaire. Son rôle consiste à : avoir toujours du gel sur lui (et des post-it aussi pour redécorer les ascenseurs), rire en rejetant les cheveux en arrière, construire une maison à mains nues, porter la blouse avec classe et opérer des cerveaux sans lunettes (alors que bon, à son âge, il me semble naturelle de porter au moins des verres progressifs).
Je vous épargnerai les premières années et les premiers émois et toute la guimauve d’Izzie (qui depuis a remplacé Meg Ryan dans les films de blonde potiche qui n’en veut, seule mais qui trouvera un mec parfait qui n’existe que dans ces films-là), les maladresses de George, la rousseur d’Addison (qui jouait l’ex femme de Monsieur Brushing (je soupçonne une certaine compétitivité niveau capillaire) qui s’est vu proposer sa propre série, Private Practice) ou encore l’implacable mais sexy Burke.
Niveau sexytude, Grey’s Anatomy n’a pas chômé. C’est simple, quand tu vois le nombre de beaux gosses au mètre carré, t’envisagerais presque de reprendre tes études pour faire médecine.
Entre le fils Avery qui a des yeux qui n’existent pas dans la vraie vie, le rebelle revêche Karev, l’insolent Mark Sloan qui a dû faire un certain nombre de pubs Colgate pour en arriver là, Shonda Rhimes arrive même à te faire apprécier (ma pudeur m’oblige à m’arrêter là) un roux.
Côté nana, on remerciera éternellement l’équipe de casting d’avoir déniché celle qui jouera avec brio “la personne” de Meredith, comprendre sa BFF, comprendre Cristina Yang et Callie Torres, une bombe aux formes généreuses qui vous déculpabilise si jamais vous vous retrouvez à manger tous vos M&M’s devant votre épisode (je connais des gens biens à qui ça a pu arriver).
On se met même à aimer Bayley qui est pourtant super grognon pendant un paquet de saisons, un pitbull jamais satisfaite. Mais ça, c’était avant. Depuis quelques saisons elle a des papillons dans le ventre.
Même combat pour la frangine de Meredith. Perso j’ai passé plusieurs heures à m’imaginer la giffler pour voir voler sa frange. Mais à la lumière des derniers évènements je dois avouer que je finissais par craquer un peu.
J’ai pleuré avec Richard et sa femme. J’ai vachement pleuré avec Meredith finalement. J’ai soupiré avec Arizona ou Teddy (et il y a bien longtemps avec Izzie et Denis Duquette). Je n’ai pas compris pourquoi le personnage d’April puis quand j’ai compris, j’ai souri.
Grey’s Anatomy fait donc le job. Série médico-mélo-dramatique avec du faux sang, de vraies tensions, des arrêts cardiaques et des médecins en devenir avec une pression grande comme ça à gérer.
La BO est pratiquement irréprochable. Chaque début d’épisode, je me surprends à retenir mon souffle, la première chanson se lance avant d’entendre la voix off de Meredith (encore elle) qui va nous faire l’introduction.
Donc oui, je critique (c’est quand même ce que je fais de mieux), mais je regarde, je me cache les yeux pendant les opérations et les prises de sang, j’insulte même parfois mon écran. Pis j’attends le prochain épisode, impatiente. Comme d’hab quoi.

mercredi 23 mai 2012

Vampire Diaries : la version chaste de True Blood

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Oui je sais. Je viens encore vous parler d’une série pour midinettes. Pas la peine de me faire remarquer que ça fait quelques années que je n’ai plus l’âge d’en être une.
Mais oserez-vous renier ce désir profond de légèreté, cette culpabilité grisante ? Irez-vous jusqu’à m’affirmer que vous ne vous abaisserez jamais à regarder un si mauvais programme ?
Moi je ne peux pas. D’ailleurs, il n’est pas si mauvais ce programme. Il est même pas si mal. Il fait le job. Une série pour adolescent(e)s avec des adolescent(e)s. Et quand je dis “adolescent” entendons-nous bien, outre Atlantique, l’adolescence se prolonge jusqu’à la trentaine. Suffit de voir les acteurs. J’ai donc le droit de me vautrer devant. CQFD.
Parlons-en des acteurs. Des aliens. Jeunes, ultra séduisants, convaincants. Pire que dans Glee. Presque pire que dans Gossip Girl. J’ai beau me concentrer et mettre mes lunettes, je ne vois personne de semblable du côté de Gare de l’Est.
Une brune, une blonde, une métisse avec des yeux à se damner ((elle est un petit peu sorcière, ça aide). Toutes trois anciennes cheerleaders, rappelez-vous cet adage “save the cheerleader, save the world”), un footballeur qui se reconvertit en barman, un jeune prof qui collectionne les pieux et des vampires (donc). Plein même. Et alors accrochez-vous. Littéralement. Faudra attendre trois saisons pour voir trois secondes le torse de Damon sous la douche. Et on les attend les trois saisons croyez-moi. Perso j’étais même prête à tenir encore une saison si la caméra se décidait à descendre un peu. Mais je m’égare.
C’est à dire que ce n’est pas comparable avec un Eric dans True Blood. Beaucoup moins de scène de sexe aussi. D’ailleurs on peut même carrément dire que dans Vampire Diaries, quand ça leur arrivera, ils “feront l’amour”. Ils ne se vautreront pas dans une orgie.
L’intérêt de Vampire Diaries réside donc essentiellement dans le regard azuré de Damon et dans ces abdos qu’on devine aisément. D’autres préféreront son frangin, Stefan, plus introverti, moins bad boy, plus Twilight. Mais les goûts et les couleurs hein…
Une énième série dramatico-fantastique mais qui se regarde agréablement. Et pas besoin d’avoir à supporter une Sookie. Ici l’héroïne – Elena – est plutôt sympa et toujours impeccablement coiffée avec son petit air mutin. Pas un épisode ne se passe sans que je meurs d’envie de lui demander quelle marque de shampoing elle utilise. Et à Mystic Falls où se passe la scène, on ne lésine pas sur les bons sentiments. L’amitié c’est du sérieux, Elena c’est “si si la famille”. Tout le monde s’aime. Et tout le monde est d’accord : on n’aime pas les méchants.
Alors là encore, pour continuer mon parallèle qui devrait en révolter plus d’un(e) avec True Blood, on pourrait trouver quelques ressemblances, de loin en regardant avec des sous-titres estoniens.
Des deux côtés on a des humains, des vampires, des lous-garous, des gentils, un bar (qu’est-ce qui picolent les mecs d’ailleurs), du sang.
Mais alors qu’à Mystic Falls, on essaie de faire la part des choses entre les gentils vampires hyper sexys, vrais boy-scouts dans l’âme et le super méchant Klaus qui fait que des trucs vraiment pas chouettes et qui n’a pas vraiment de scrupules quand il doit tuer ou transformer un honnête citoyen pour étayer sa garde personnelle – A Bon Temps, chez “Sookie et les vilains vampires qui veulent prendre le pouvoir”, on a une ambiance radicalement différente et surtout depuis l’arrivée de fées. Oui des fées. Qu’on dirait tout droit sorties d’un baril de lessive. Vous vous souvenez des lucioles qui sentaient bon la lessive Bonux ? Ben pareil. Alors excusez-moi hein, mais entre mademoiselle Sookie qui choisit assez mal ces fréquentations et les lucioles…
Côté coeur, Sookie/Elena, même combat. Les deux sont orphelines et tombent amoureuses du premier vampire venu. Pis comme elles sont pas super farouches, elles vont un peu être courtisées de tous les côtés et se retrouveront entre deux beaux gosses à devoir choisir lequel aura ses faveurs.
Trop dure la vie.
Vampire Diaries c’est l’assurance d’avoir une série pépère avec ce qu’il faut de surprises (“comment ? ils ont transformé machin(e) en vampire ? Seigneur ! Ayez pitié d’eux”), de cliffhanger plus que correct (“comment ? ils ont transformé machin(e) en vampire ? Seigneur ! Ayez pitié d’eux”) et parfois mêmes des retournements de situation improbables (“comment ? ils ont transformé machin(e) en vampire alors qu’il/elle était déjà un(e) loup-garou ? Seigneur ! Ayez pitié d’eux”).
Mine de rien on s’attache. Les personnes s’étoffent. Les intrigues se compliquent. On peut continuer à suivre tout en se faisant les ongles mais il faudra choisir son moment. Sinon ça sera un ongle raté. C’est léger et ça traite de thèmes fantastiques avec un regard esthétique. Le vampire est attirant. Un peu comme chez Anne Rice. On se révoltera gentiment, on a envie qu’Elena s’enhardisse et choisisse (le bad boy) une bonne fois pour toutes entre les deux frères. On essaie de suivre la généalogie de la ville et sans même s’en apercevoir, on termine la troisième saison avec l’envie de voir la suite.
Je suis une midinette et je l’assume.

jeudi 17 mai 2012

Fringe. Comme X-Files, mais en mieux.

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Ce qui est quand même fort agréable quand on ne se pose pas en spécialiste ou en critique, c’est qu’on peut juste donner son avis. Son émotion.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon Fringe. Avec mes yeux, mes oreilles et mon système pileux mis à rude épreuve.
Bon alors si vous n’êtes pas titulaire d’un master en sciences, chimie, bio et génétique, je tiens quand même à vous prévenir qu’il faudra – comme moi – vous accrocher.
Chaque épisode fera travailler vos neurones, vous triturera les méninges, vous obligera à vous ouvrir l’esprit. Et ça fait du bien !
Vous voyez X-Files ? Ben c’est dans la même veine mais sans crop circles et sans avoir à supporter David Duchovny. Et bon… C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (spéciale cace-dédi à Michel B. J’assume).
J’ai toujours eu du mal avec Mulder. Pis aujourd’hui je sais que ça vient de l’acteur et pas du personnage. Autant que vous soyez prévenus, je n’écrirai jamais sur Californication. Ou alors ça sera un moment vraiment désagréable pour vous. Vous m’avez épargné pour Game of Thrones, mon silence sur ce coup là sera ma façon de vous remercier.
Tout commence normalement. La scène se passe à Boston. Jusque là, tout va bien. Mais il se passe des trucs vraiment chelous à Boston et ailleurs aussi. Des trucs que même les enquêteurs de NCIS ne sauraient pas résoudre.
Moralité le FBI a décider de créer une section spéciale top secrète : la section Fringe. Mais chut faut pas le dire.
Ce qu’on peut dire par contre c’est qu’ils vont être aussi bien équipés que l’équipe de choc Mulder-Scully : là les mecs auront des lampes torches de compét’. Si t’es le méchant, ne perds pas ton temps à te planquer la nuit, le rayon lumineux te trouvera et te rendra aveugle en prime.
Ça doit être une condition sine qua non pour rentrer au FBI : savoir manier ta lampe de poche. À tous les coups, ils te font même passer des tests en pleine nuit par temps brumeux pour voir si tu te prends un platane. Si ça se trouve, ils poussent même le vice à t’envoyer en camping avec une dynamo. Mais je n’ose pas l’imaginer.
Bon bref. Si vous avez aimé l’ambiance et les thèmes abordés dans X-Files, vous avez une chance d’accrocher avec Fringe. Même le générique est mieux. Moins flippant. Je me revois encore braver la pénombre du salon parental pour tenir compagnie au frangin sur le canapé, pétrifiée dès les premières notes… Et je ne vous parle pas du moment où je devais rejoindre ma chambre en passant par le couloir éteint. Des années pour m’en remettre, prête à me faire une raison : le fantastique, le paranormal et autres bizarreries devront restent dans le domaine du fantasme. C’était sans compter sur J.J. Abrams (merci encore pour Lost, mec).
Je me demande quel avis il a concernant le père Duchovny d’ailleurs.
Mais revenons à ce qui m’amène aujourd’hui. Fringe.
Concernant les personnages, on a la blonde de rigueur. Sauf que si elle est jolie, elle n’est pas démente. Autre indice qui la différencie d’une barbie : elle a un cerveau bien fait. Elle, c’est Olivia Dunham et elle n’est pas au bout de ses surprises.
Pour l’aider dans ses investigations, on lui colle un savant fou. Walter Bishop. Un type qui te donne envie de l’appeler Grand-Père et de lui donner des Werther’s Original. Et si vous n’êtes pas conquis par ce touchant monsieur, sachez que son fils Peter rejoint l’équipe et qu’il s’agit du charmant Joshua Jackson. Et là j’ai une pensée émue pour l’ado que j’étais, pas tout à fait remise de sa période Dawson, qui soupirait pour Joshua qui lui traînait ses baskets à côté de Katie Holmes future Cruise.
Là vous avez le décor et le fil rouge.
Alors que nos deux mollassons chassaient invariablement Roswell la nuit, à Boston, nos trois compères sont réveillés dès potron-minet par le FBI. Et vas-y qu’on leur demande d’aller voir pourquoi tel citoyen a la peau transparente, ou pourquoi un autre meurt avec des blattes qui lui sortent de la peau (bon appétit). Ils enquêteront aussi sur des cas de télékinésie, de télépathie et plein d’autres trucs en -thie. Ou tout simplement on leur proposera de faire un séjour linguistique dans un monde parallèle.
C’est là que ça se corse. Parce que voilà. Il y a deux mondes. Presque identiques. Avec un Walter, une Olivia, un Peter et tous les autres humains de notre planète. Dupliqués mais qui ne feront pas forcément les mêmes choix et pourront avoir une vie sensiblement différente.
Et là ça s’enchaîne. On apprend que Walter a fait des tests sur Olivia quand elle était enfant, moralité, on a une héroïne avait des supers pouvoirs endormis. Peter, c’est bien le fils de Walter, mais de l’autre Walter. Il a été kidnappé gamin pour être ramené chez nous et il n’a aucune idée que son Walter n’est pas le sien. Vous suivez ?
Y’a des types chauves à tendance albinos qui traînent sous des chapeaux sombres et qui observent. Vraisemblablement ils interagissent même avec le Destin. L’air de rien.
On a aussi une machine infernale qui peut détruire l’un ou l’autre monde. Une entreprise florissante et sans scrupule, Massive Dynamic, qui finance les recherches mais prêche aussi pour sa propre paroisse. Comprendre, “on sait jamais, ça fera peut être une bonne arme ce truc”. Massive Dyamic est un peu à la pointe de la technologie. N’oubliez pas les failles spatio-temporelles chez l’honnête citoyen. Et une histoire d’amour contrariée entre nos deux héros.
On a tout. Tout pour plaire à tout le monde Du gore, du compliqué, de l’humour, de l’amour et de la bonne musique. Je me rappelle encore reconnaissante de cet épisode où Walter écoute à donf “Love and Happiness” d’Al Green dans son labo.
Cerise sur le gâteau, nous aurons une saison 5 ! Et si vous n’avez pas l’occasion de regarder Fringe en VO, pas de panique, une fois n’est pas coutume, le doublage est bien fait et plus que crédible.

jeudi 10 mai 2012

Game of Thrones : un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout

Vous retrouvez cette chronique sur le sensationnel blog de AnotherWhisky
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Ce que je m’apprête à faire va me conduire à ma perte. Je vais me suicider sous vos yeux. Et vous m’en voyez navrée.
Vous commencez à me connaître cependant et si je peux être tranchée, je ne suis jamais foncièrement dans le négatif. J’ai peur du noir. Comme d’autres ont peur de l’hiver.
Winter is coming donc.
Game of Thrones.
Je précise qu’en plus d’être déloyale, je vais un peu spoiler. Faute avouée… mais au moins j’ai conscience qu’il y a encore des gens vierges de GOT. Ce qui n’est le cas d’aucun des personnages de la série donc, érotisée pour les beaux yeux du petit écran. Le sexe, c’est vendeur.
Alors que vous étiez tous en train de spoiler (y’a pas que moi donc) la toile, pousser des “hourra” et des “encore” ; moi j’attendais. L’hiver faut croire. L’envie aussi. J’ai commencé Game of Thrones voilà plusieurs mois. Confiante, je me suis enchaînée les premiers épisodes avec un froncement de sourcil qu’il n’était plus possible de masquer.
J’ai donc fait une pause. Une grande pause. Le temps d’une saison à peu près. Le temps que vous vous mettiez tous à regarder, me faisant passer pour une ringarde réac.
Et ce week-end, pour coller à l’actualité française, j’ai replongé avec l’assiduité d’une élève repentante. Motivée par votre ferveur, j’ai mis mon manteau le plus chaud, et j’ai essayé de regarder les Lannister et les Stark s’écharper sans médire.
Déjà bon, ils étaient obligés d’être aussi nombreux les mecs ? Non parce que niveau budget, je pense que Richard Burton peut aller rhabiller sa Cléopâtre.
Après faut aussi se mettre d’accord : on a besoin de figurants mais on n’est pas obligé de les faire parler. S’ils ont réussi un beau casting pour les personnages principaux, je suis au regret de vous dire que donner la parole aux seconds ou troisièmes rôles est parfaitement ridicule. A peu près autant que les sourcils de Khaleesi (et c’est parti pour le jet de pierres, allez-y, j’ai mis un casque). Certains sauvageons et certains barbares du côté des mecs torse poil me semblent tous simplement anachroniques : crêper les cheveux et enfiler des haillons fraîchement tailladés c’est une chose, pas suffisante pour que j’arrête de me dire qu’ils sont nés dans les années 1990.
Ça, c’était pour les critiques directes. Parce que malgré toutes mes piques balancées allégrement, j’aime bien.
Game of Thrones – série médiévale-fantastique (ça nous change des séries médicales, avouez) réunit tout ce que j’aime : des complots tordus, un jeu de chaises musicales mais où la chaise est un trône (de fer) (suivez un peu), des méchants absolument révoltants, des promesses de bouleversements qui vous font tenir en haleine jusqu’à la fin de la saison. Et même après. Oui parce que si ça se regarde avec plaisir, faut quand même avouer que niveau molassitude, ils se posent là. A part quand ils nous occient… oxient ? oO Occ… qu’ils nous décapitent vous-savez-qui. J’étais révoltée.
Prenez le Joeffrey par exemple. Etre odieux à ce point relève du défi. Déjà qu’il avait une tête à claques, au fil des épisodes, il est monté en grade et pas que sur le trône.
Pas mieux du côté de la reine mère. Ça ne suffit pas d’avoir de beaux cheveux. Cela dit, depuis que son fils est devenu Roi, elle passerait presque pour un enfant de choeur.
En parlant de mère courage, je n’ai pas évoqué la parfaite Catlyn Stark parce qu’en plus d’être sublime, elle a une classe de dingue, très moderne dans son indépendance et toujours bien coiffée. Les chiens ne font pas des chats : quand on voit le chemin que prend son fiston Robb, on comprend mieux.
En parlant de cheveux, je m’interroge : le type qui porte deux tresses en guise de barbe : c’est pour palier un manque de poils ? est-ce que vous pensez qu’il les détresse tous les soirs en se couchant pour les brosser ?
Mes questions perturbent souvent mes séances de visionnage.
Du côté de la blondinette chez les barbares, la Khaleesi, Daenerys de son p’tit nom : ben moi, vous voyez, je commençais à la trouver intéressante (et ce, dès que j’ai réussi à faire abstraction de ses sourcils et de sa bouche sûrement siliconée). Elle était même passionnante dès qu’elle se trouvait à côté, très à côté – de Khal Drogo : elle avait toute mon attention et lui tout mon amour. Euh. Hum.
A un moment, j’ai même cru qu’elle allait nous faire un remake de “Ni Putes Ni Soumises”. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle nous ponde des dragons. Parce que là clairement, on a basculé dans Jurassic Park.
Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup les dragonnosaures.
Pareil : j’adore les zombies. Et ô joie, apparemment Game of Thrones a vraiment tout réuni parce que figurez-vous que les vilains méchants pas beaux qui vivent de l’autre côté du mur, les chevilles enfoncées dans la neige immaculée, ne sont rien d’autre que des morts-vivants ! Trop cool.
J’ai beau avoir l’air de celle qui trouve toujours un truc à redire, j’aime bien. J’aime même beaucoup. L’image est belle. Le personnage de Tyrion Lannister est magnifique. Ils ont réussi à faire de ce nain ignoble, vil, un personnage drôle et sexy. Oui. Sexy. Pas autant que Drogo mais il a un truc. Pis il est riche. Et un Lannister paie toujours ses dettes.
J’ai plaisir à suivre toutes ces familles et ces royaumes (parce que visiblement ils se sont tous déclarés rois les mecs, comme ça, pas de jaloux). Je me languis de revoir Jon Snow. Je détourne les yeux quand on se retrouve en présence du fils Arryn qui tète encore son hystérique de mère. J’apprécie les joutes entre Tyrion et le mercenaire Bronn. Je compatis avec Sansa Stark qui n’a quand même pas de bol. Déjà qu’elle était rousse, maintenant elle est coincée chez le despotique. Pauv’ gosse. Je crois au poids des épées qui défendent des honneurs divergents. En bref, je passe de bons moments, c’est une bonne série, je suis juste vaguement déçue d’avoir cru devoir mettre la barre si haute.
Pis déçue aussi car il n’y a pas de licornes. Mais c’est un autre débat.