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Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

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mardi 16 octobre 2012

Autant en emporte le vent qu'à la fin la cruche se casse.

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autant en emporte le vent
Pour les Dimanches pluvieux je préconise toujours un bon thé, un plaid en mohair et un vieux film. En général, j’aurais tendance à conseiller Les 10 Commandements. Oui, parce que voir Charlton Heston à moitié nu pendant 4h, ça ne peut que vous réchauffer la plus frileuse des journées chômées.
Mais ça c’était avant ce Dimanche.
Dimanche, j’ai regardé Autant en emporte le vent. Parce que je trouvais que c’était de saison. Pis ça me taraudait depuis un moment : pourquoi ce film était ce qu’il était, un classique, une référence, un monument et un attrape-Oscars ? Et pourquoi est-ce que j’ai toujours eu l’impression que ce film faisait sourire les gens ? Comme s’il était un peu ridicule, nian-nian, pire : #old.
Gone with the wind donc. Ça fait très Elton John. Et moi, Elton, je l’aime bien. Oui aujourd’hui je vous fais des confessions inavouables.
Sorti en 1939, ce film va suivre une sudiste qui n’a pas froid aux yeux et a un coeur d’artichaut. En gros. Et sans me positionner comme une spécialiste du genre (je parle de film hein, pas de coeur d’artichaut), j’ai été très surprise par la modernité du scénario, par le rapport qu’entretiennent nos héros pas tellement héroïques. Et je vous préviens. Je vais spoiler à mort parce que bon, à part moi, qui en 2012 n’a pas encore vu ce chef d’oeuvre ?
Bon déjà. A qui pensaient-ils faire croire que Vivien Leigh démarre le film avec 16 années au compteur ? Non parce que si elle est belle à se damner, elle a autant 16 ans que moi. C’est peu dire. Après, on oublie vite ce détail car l’histoire nous emporte. Avec le vent donc.
On démarre dans une belle propriété, Tara de son p’tit nom. L’ambiance est un peu tendue car visiblement les Yankees ont décidé de conquérir le Sud et on s’attend d’une minute à l’autre à ce que la guerre soit déclarée.
Scarlett (Vivien inside) porte une robe à frous frous, c’est à dire qu’il y en a tellement que je ne peux m’empêcher de me demander comment elle s’y prend quand elle doit aller aux petits coins. Ben oui. Même Scarlett a des besoins triviaux. Bref. Je vous préviens, on ne le saura jamais car le film a décidé de ne pas traiter des vrais problèmes.
Scarlett est belle et tous les hommes de la région sont amoureux d’elle. Même vous, vous verrez. Mais Scarlett est amoureuse d’un type qui pourrait être son père, Ashley (en plus il a un prénom de fille, et le pire, c’est que son nom de la vraie vie est aussi un prénom de fille. Leslie. C’te honte), qui n’a pas joué franc-jeu avec elle en la laissant espérer et qui va pourtant se marier avec sa cousine. A l’époque, on ne s’encombre pas de l’éthique. “T’es ma cousine, je suis ton cousin, on se connaît, pas de surprise, et avec un peu de chance nos enfants seront en bonne santé”.
De dépit, Miss O’Hara épouse en quatrième vitesse un garçon au visage poupon qui la regarde avec les yeux de l’amour.
Paf.
La guerre de Sécession éclate. Tous ces jeunes gens partent au front. Tous ? Non. Un irréductible n’a pas été invité, tout viré de l’armée qu’il est. Rhett. Rhett Butler. Tout en moustache et oreilles décollées, il n’en est pas moins über séduisant et là on se dit (enfin, je) “bah ça alors, mais il est beau en fait Clark Gable ?!”.
Rhett a reperé Scarlett. Superbe, odieuse, égocentrique, intéressée et cupide. Il voit en elle son alter ego et ne tarde pas à lui faire savoir. Sauf que le timing dans ce film, c’est une grosse blague : quand il se décide à lui dire des trucs sympas, Scarlett est veuve. Bon. Pas malheureuse hein, n’oublions pas qu’elle n’était pas éprise de son mari. Mais veuve et contrainte à respecter un temps une attitude honorable. Elle vit alors avec la fameuse cousine, Mélanie, une femme généreuse et intelligente qui ne se doute pas une seconde que sa Scarlett chérie envisage de lui piquer son mari à la première occasion.
Notre veuve s’ennuie, étouffe dans ses robes noires, pis la guerre ne l’amuse pas. Pas d’hommes pour la courtiser, par contre beaucoup de blessés, beaucoup de sang, elle aide Mélanie à soigner tout ce monde mais entre nous, hein, elle préférait un bon pique-nique avec une ombrelle.
Alors que la guerre fait rage et que les types du Nord sont aux portes de la ville, Scarlett en a sa claque. Elle prend la décision de quitter la ville pour rejoindre Tara et ses parents. Le temps d’accoucher la brave Mélanie avec les moyens du bord et elle appelle Rhett pour qu’il ait la gentillesse de lui trouver une voiture et de l’emmener loin de cet enfer.
C’est un brave gars Butler. Il se la joue un peu mais au final, il est là quand elle a besoin. Jusqu’au moment où la culpabilité le terrasse. A force de croiser tous ces soldats unijambistes, il a honte et décide de s’enrôler.
Scarlett retrouve un domaine dévasté. Maman est morte, Papa est devenu fou de chagrin et les frangines sont inutiles. Elle ne se laisse pas abattre et se rappelant avec ferveur les paroles de son paternel sur l’importance de la terre, de sa terre, elle plante du coton et fait tourner la maison.
Les mois passent, les Yankees ont gagné. Les impôts excessifs poussent notre brunette à rechercher Rhett. Riche comme il est, il va bien lui donner quelques billets en échange d’un baiser non ? Pas de bol, à ce moment là il joue au poker avec ses geôliers mais sinon ça aurait été avec plaisir.
Scarlett ayant toujours plusieurs cordes à son arc, pis dans la vie, faut pas s’en faire, elle vole le prétendant de sa frangine, qui vient d’ouvrir un commerce en ville et dont les affaires marchent au poil. Alors elle se brouille un peu avec sa soeur. Mais bon, elle a sauvé Tara de l’expropriation pis elle est de nouveau bien habillée avec des robes qui exigent deux servantes (noires, les servantes) pour l’enfiler. D’une certaine manière, elle relance l’économie.
Son premier amour et accessoirement mari de Mélanie rentre vaincu mais pas mort. Ce qui est déjà pas mal et voilà notre mistinguette décidé à faire valoir ses charmes. Bon. Ce n’est pas concluant, il s’avère que monsieur préfère son épouse. Mais il se laisse embaucher à la scierie que miss dirige, comme ça ils ne sont jamais trop éloignés l’un de l’autre.
La vie reprend à Atlanta. Rhett sort de prison. Sa dulcinée est encore mariée, décidément. Mais pas pour longtemps. Alors qu’au détour d’un chemin elle se fait agresser par deux bandits, son mari, vieux mais pas prêteur va lancer une attaque vengeresse pour sauver l’honneur de la bafouée. Sauf qu’il n’a rien d’un tireur d’élite et y laisse sa peau. Rebelote, on ressort les robes lugubres et la mine de circonstance.
Mais cette fois Rhett ne va pas attendre qu’on lui chipe encore son butin. Il met un genou à terre à peine le cercueil enseveli. Pis Scarlett qui est bonne en maths voit tout de suite qu’elle juteuse association ils feront ensemble.
Ils sont richissimes. Du genre, vraiment riches. Elle lui donne un enfant, une fille. Elle n’a pas vraiment la fibre maternelle. Toujours aussi égoïste la Scarlett. On joue beaucoup à « je t’aime moi non plus » à la maison.
Alors que Rhett pense avoir gagné la partie, que sa femme a cédé et l’aime enfin, il la surprend en train d’admirer le médaillon du bellâtre du début. Furax, il emmène sa fille en voyage, prêt à divorcer. Oui. c’est un précurseur le Rhett.
Et là, Scarlett commence à comprendre. Qu’il lui manque, que peut être elle l’aime un peu.
A peine est-il rentré qu’une dispute éclate et Scarlett chute dans les escaliers. Après une courte convalescence, c’est leur fillette qui tombe à poney (oui, il y a même des poneys dans ce film) et meurt. Ravagés par le chagrin, ils doivent pourtant faire preuve de courage quand c’est Mélanie qui passe l’arme à gauche.
Vous l’aurez compris, ça finit mal Autant en emporte le vent.
Le mari de la cousine, Ashley est inconsolable. Scarlett est dévastée et Rhett est convaincu qu’elle va profiter que la voie soit libre pour partir retrouver enfin son amour Ashley.
Grave erreur Rhett. Grave erreur. Ta femme a eu le temps de réfléchir. Et elle a réalisé que cet amour pour Ashley n’était qu’un caprice de jeunesse et qu’elle t’aime, toi, avec ta moustache et tes oreilles décollées.
Elle va te le dire, te le pleurer, te supplier, elle pourtant si fière mais tu n’entendras rien (et pourtant, tu as les appendices adéquats). Tu vas partir sans lui jeter un regard.
Scarlett va donc pleurer un coup dans les escaliers avant de relever la tête, le regard brillant, tourné vers le souvenir de Tara. Tara, sa terre, son amour de toujours. C’est décidé, demain elle repart vivre à la campagne. Seule. Mais plus forte que jamais.
Voilà.
Pas de happy end. Pas de baiser romantique sur fond de soleil couchant. Juste une silhouette, celle de Vivien Leigh, en contre jour, devant le domaine majestueux de Tara. Et plein de questions : Hein ? Quoi ? Mais en fait il la quitte ? Mais ? Quoi ! Musique. Violons. Fin.

mercredi 3 octobre 2012

Revolution : Il va faire tout noir.

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revolution1
Aujourd’hui je vous parle du nouveau Lost.
Oui.
La nouvelle production de J.J. Abrams débarque aux Etats-Unis.
Mais quand je dis “débarque” je m’emporte un peu. Cette fois, ça ne se passe pas sur une île mais dans la campagne illinoise.
Mais sinon, on ne devrait pas être dépaysé. Les acteurs sont beaux, sexy, propres et rasés de près même après des jours de marche dans la forêt.
Les méchants sont vraiment méchants.
On retrouve également des types qui ont tout pour être méchants mais on a un doute. Y’en a même un qui ferait un super boyfriend à la blondinette qui mène la danse.
Pis alors pas de bol, au lieu de retourner avec – je sais pas moi – Sawyer ou le corréen super… fort – il nous refourgue Juliet. En plus rousse. En plus Meredith Grey en fait.
Ouais. Je sais.
Bon. Mais que je vous raconte. Parce que mis à part mes critiques attendues, l’idée de départ est plutôt chouette. Ça commence de nos jours, à Chicago. On voit maman Juliet avec ses adorables bambins qui ont un véritable potentiel pour les prochaines pub Blédina. Quand débarque en trombe Papa tout paniqué qui balance tout de go à sa femme “ça arrive !”. L’air du type qui sait. Sa femme visiblement un peu moins. Et quand Bugs Bunny se fige dans l’écran de télé, les enfants l’ont mauvaise. Le chef de famille a tout juste le temps (et finalement il a quand même le temps de faire tout ça) de télécharger un truc secret sur sa clef USB super design et de passer un dernier coup de fil sur son iPhone pour avertir son frère, Miles et c’est le black out. D’un seul coup, plus rien.
Le noir.
La panne générale.
Les voitures qui s’arrêtent. Les portières qui claquent. Les avions qui chutent. La panique. Le chaos.
Le frangin est au milieu de l’autoroute avec son coéquipier aux bouclettes louches. Et je ne crois pas si bien dire.
Paf. Générique.
Revolution ça se passe 15 ans après. L’humanité s’est organisée et nous allons suivre un groupe – pour faire simple on va retrouver les mêmes qu’au début – qui tentent de survivre dans ce nouveau moyen âge. Les pays n’existent plus. L’électricité est un vieux souvenir. Un type (alors je ne vous dis pas qui mais suivez mon regard) s’est décrété chef suprême. En gros. Et il a une milice sous ses ordres. Et tenez-vous bien, le type qui dirige ses soldats n’est autre que Gustavo dans Breaking Bad. Le mec il a quand même un karma bien pourri. Il présente bien, a une voix douce. On ne se méfie pas. Mais soit il deale à grande échelle, soit il tue à tour de bras.
La milice s’est fixée une mission : retrouvez le père du début pour lui soutirer des infos (et brûler tous les drapeaux américains aussi). Ils sont convaincus que lui seul sait pourquoi le monde moderne s’est brutalement arrêté et du coup, qu’il doit avoir une idée de comment faire pour y retourner. Bon, ils sont pas experts en diplomatie. Tout le monde n’a pas eu la chance de bosser avec Jack Bauer. Donc ça tourne court. Et mal. Pour ne pas rentrer les mains vides, ils kidnappent le fiston.
Quand la frangine revient de la forêt (cette fois on a une Kate jeune, blonde et absolument adorable), Charlie de son p’tit nom. Elle est très colère. Ça commence à bien faire : alors déjà, à genre 5 ans on lui a enlevé la télé et la glace. Ensuite avant de disparaître, y’a sa mère qui lui fait promettre les yeux dans les yeux larmoyants que désormais elle a la responsabilité de son petit frère asthmatique. Tout ça sans ventoline. Maman disparaît, meure ou déménage, on ne sait pas trop. Charlie apprend à se faire à l’idée, grandit et là on lui tue son père (ça va, c’est pas vraiment du spoile ça) et on lui vole son frère. C’est à dire que bon… ça fait beaucoup pour cette gamine.
Elle n’a donc pas le choix. Au moment de mourir (c’est fou le nombre de trucs que ce mec aura su faire dans les moments les plus critiques de sa vie), son père lui ordonne de retrouver son oncle, Miles qui saura l’aider à remettre la main sur la milice et accessoirement le frangin. Elle fait donc son sac à dos (avec, à coups sûrs, une lotion pour cheveux secs) et part, affublée de la belle mère qui (comme c’est pratique) a quelques notions d’herboriste-médecin et d’un geek un peu enrobé qui a peur de son ombre mais porte sur lui le Graal. Comprendre, la clef USB qui lui a été confiée par Super Daddy.
Je continue ou ça vous suffit ?
Non parce que… en vrac… la forêt est à peu près aussi dangereuse que la jungle de Lost. L’herbe pousse dans les avions aussi. Et on retrouve des personnages qui n’ont l’air de rien mais qui visiblement vont jouer un rôle mega important dans l’histoire. Comme la nana planquée dans sa maison de campagne qui – on ne sait pas comment – a un espèce de minitel qui fonctionne et une ampoule qui s’allume. Et en plus, elle communique avec on ne sait pas qui mais on sent tout de suite – on nous l’a fait pas à nous – que c’est genre de la vraie info.
Moralité ? Ça marche. Deux épisodes plus tard et ma mauvaise foi en bandoulière, j’attends la suite. Qui est-elle ? Avec qui parle-t-elle ? Pourquoi du jour au lendemain le monde a-t-il arrêté de tourner rond ? Et si ça nous arrivait à nous aussi ? Et si et si et si… et bref. Me voilà enrôlée pour la première saison.

vendredi 8 juin 2012

Grey's Anatomy. Ou comment adorer détester une série. Et inversement.

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grey
Cette semaine, j’avais le choix : râler sur une série de filles ou râler sur une série de filles ?
Finalement j’ai décidé de râler sur une série de filles. Tout en sachant que je ne m’étoufferai pas avec ma mauvaise foi.
Pour râler il faut connaître. Dans mon cas je pousse le vice à suivre carrément la série en question. Parce que je suis hyper sympa, bon public et naïve. Tout ça oui.
Grey’s Anatomy.
Alors oui, il y a une histoire. Mais quand vous avez vu une série de filles, vous les avez toutes vues hein. Ne nous voilons pas la face. Des filles, des garçons. Un hôpital. Vous mélangez bien. PAF. T’as des couples qui se font et se défont. Des filles avec des garçons, des filles avec des filles. Et même une fois, un garçon avec une Jane Doe sans visage. Tout ça dans une ambiance NFS-Chimie-Iono.
Bon ben déjà, premier problème. Meredith Grey. Les mecs ont vraiment cru que prendre une niaiseuse émotive aller nous faire oublier qu’elle a dix ans de plus que dans le scénario.
Dès les premières saisons, l’histoire tourne autour d’elle : Meredith apprend la médecine, Meredith se fait une copine qu’elle va appeler tout le long de la série “ma personne” (on est d’accord, c’est hyper réducteur et matérialiste), Meredith galère avec sa mère, Meredith tombe amoureuse d’un mec super bien coiffé, Meredith passe beaucoup de temps dans des ascenseurs, Meredith survit à des attaques, des accidents, et même des avions.
(un peu comme Martine à la plage mais pas à la plage)
(et finalement on ne la voit pas tant que ça son anatomie. Bonjour l’arnaque)
Ouais bon je spoile. En même temps si vous avez vu les 7 premières saisons, vous savez déjà qu’elle est immourrable la nana.
Heureusement pour nous, il n’y a pas que Meredith dans Grey’s Anatomy.
On rigole aussi pas mal avec le mec bien coiffé, Dempsey quelque chose. C’est à dire que les mecs ont regardé attentivement Urgences dans le passé. Et que George Clooney coûtait trop cher à ce moment là. Donc bam. Patrick fera l’affaire. Son rôle consiste à : avoir toujours du gel sur lui (et des post-it aussi pour redécorer les ascenseurs), rire en rejetant les cheveux en arrière, construire une maison à mains nues, porter la blouse avec classe et opérer des cerveaux sans lunettes (alors que bon, à son âge, il me semble naturelle de porter au moins des verres progressifs).
Je vous épargnerai les premières années et les premiers émois et toute la guimauve d’Izzie (qui depuis a remplacé Meg Ryan dans les films de blonde potiche qui n’en veut, seule mais qui trouvera un mec parfait qui n’existe que dans ces films-là), les maladresses de George, la rousseur d’Addison (qui jouait l’ex femme de Monsieur Brushing (je soupçonne une certaine compétitivité niveau capillaire) qui s’est vu proposer sa propre série, Private Practice) ou encore l’implacable mais sexy Burke.
Niveau sexytude, Grey’s Anatomy n’a pas chômé. C’est simple, quand tu vois le nombre de beaux gosses au mètre carré, t’envisagerais presque de reprendre tes études pour faire médecine.
Entre le fils Avery qui a des yeux qui n’existent pas dans la vraie vie, le rebelle revêche Karev, l’insolent Mark Sloan qui a dû faire un certain nombre de pubs Colgate pour en arriver là, Shonda Rhimes arrive même à te faire apprécier (ma pudeur m’oblige à m’arrêter là) un roux.
Côté nana, on remerciera éternellement l’équipe de casting d’avoir déniché celle qui jouera avec brio “la personne” de Meredith, comprendre sa BFF, comprendre Cristina Yang et Callie Torres, une bombe aux formes généreuses qui vous déculpabilise si jamais vous vous retrouvez à manger tous vos M&M’s devant votre épisode (je connais des gens biens à qui ça a pu arriver).
On se met même à aimer Bayley qui est pourtant super grognon pendant un paquet de saisons, un pitbull jamais satisfaite. Mais ça, c’était avant. Depuis quelques saisons elle a des papillons dans le ventre.
Même combat pour la frangine de Meredith. Perso j’ai passé plusieurs heures à m’imaginer la giffler pour voir voler sa frange. Mais à la lumière des derniers évènements je dois avouer que je finissais par craquer un peu.
J’ai pleuré avec Richard et sa femme. J’ai vachement pleuré avec Meredith finalement. J’ai soupiré avec Arizona ou Teddy (et il y a bien longtemps avec Izzie et Denis Duquette). Je n’ai pas compris pourquoi le personnage d’April puis quand j’ai compris, j’ai souri.
Grey’s Anatomy fait donc le job. Série médico-mélo-dramatique avec du faux sang, de vraies tensions, des arrêts cardiaques et des médecins en devenir avec une pression grande comme ça à gérer.
La BO est pratiquement irréprochable. Chaque début d’épisode, je me surprends à retenir mon souffle, la première chanson se lance avant d’entendre la voix off de Meredith (encore elle) qui va nous faire l’introduction.
Donc oui, je critique (c’est quand même ce que je fais de mieux), mais je regarde, je me cache les yeux pendant les opérations et les prises de sang, j’insulte même parfois mon écran. Pis j’attends le prochain épisode, impatiente. Comme d’hab quoi.

mercredi 18 avril 2012

Shameless, ne soyez pas farouches

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Si vous cherchez une série attendue, policée, une série qui arrondit les angles : passez votre chemin.
J’ai envie de vraie vie, d’engueulades qui plaisantent pas, de chaises qui traversent la pièce, de grossesse adolescente, d’alcool, de drogue, de sexe. De rock’n’roll.
J’ai envie de vous parler de Shameless.
La version américaine.
Un jour, je vous donnerai mon avis sur l’originale, mais pas aujourd’hui. Non aujourd’hui je vais vanter les mérites de ces scénaristes amerloques qui font pâlir de honte les nôtres. Enfin j’espère.
Shameless donc. C’est à peu près aussi drôle qu’émouvant. En général complètement barré. Des acteurs exceptionnels car cette fois ils ne sont pas beaux. (je ne sais pas vous mais perso j’ai du mal à croire que les acteurs de Gossip Girl vivent sur ma planète et je couperais bien les cheveux à tous les blondasses qui sévissent outre-Atlantique)
Bon, presque moches donc, un peu sex aussi (c’est mal mais c’est sain), certains arrivent même à être séduisants. Pour changer, nous allons suivre des acteurs qui nous ressemblent. Surtout vous. Moi ça va je n’ai pas à me plaindre. (pas taper)
Physique banal, vices, caractère de cochon. Quand je dis “ils vous ressemblent” c’est surtout si vous vivez avec toute votre famille, que l’un d’entre vous a des problèmes de boisson, que votre vocabulaire se limite aux insanités et mots courants.
Mais si on ne s’identifie pas, on ne s’apitoie pas non plus.
C’est simple: je les aime tellement que je finis par me retrouver complice de leurs magouilles. Parfois très astucieuses. On apprend par exemple comment faire jouer son assurance en mettant en scène un accident entre un vélo, une voiture et le fiston. Ben moi franchement je trouve ça utile. Même si je n’ai pas d’assurance vie. Ni de fils.
Oui parce qu’il s’agit un peu de parasites dans Shameless. Papa alcoolique, odieux, parfois touchant (j’ai dit parfois). Maman envolée avec une lesbienne camionneuse. Fille aînée à la tête d’une famille de dures à cuire. N’oublions pas le fiston surdoué mais ultra rebelle.
Ca, c’est pour le gros de la troupe.
Concernant les personnages secondaires, vous avez aussi un couple de voisins qui réunissent à eux seuls tout le potentiel sexuel de la série.
La femme complètement agoraphobe, sujette à des crises d’angoisse terribles si elle met un pied en dehors de chez elle, avec des canapés protégés par des housses en plastique. Et là, il ne s’agit que du haut de l’iceberg.
Shameless ça sent la bière tiède qui donne mal à la tête. Faut dire aussi que c’est bruyant tous ces gamins livrés à eux-mêmes. Mais on s’attache à ces gens. Si vous n’êtes pas encore convaincus, j’ai oublié de mentionner que le rôle masculin a été donné à un charmant jeune homme qui se retrouve souvent nu pour des raisons évidentes de fidélisation du public féminin.
Vous en dire plus serait criminel. C’est un petit bijou brut. Faut pas se laisser intimider.