Booster

Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

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mercredi 3 octobre 2012

Revolution : Il va faire tout noir.

Vous retrouvez cette chronique sur le formidable blog de AnotherWhisky
revolution1
Aujourd’hui je vous parle du nouveau Lost.
Oui.
La nouvelle production de J.J. Abrams débarque aux Etats-Unis.
Mais quand je dis “débarque” je m’emporte un peu. Cette fois, ça ne se passe pas sur une île mais dans la campagne illinoise.
Mais sinon, on ne devrait pas être dépaysé. Les acteurs sont beaux, sexy, propres et rasés de près même après des jours de marche dans la forêt.
Les méchants sont vraiment méchants.
On retrouve également des types qui ont tout pour être méchants mais on a un doute. Y’en a même un qui ferait un super boyfriend à la blondinette qui mène la danse.
Pis alors pas de bol, au lieu de retourner avec – je sais pas moi – Sawyer ou le corréen super… fort – il nous refourgue Juliet. En plus rousse. En plus Meredith Grey en fait.
Ouais. Je sais.
Bon. Mais que je vous raconte. Parce que mis à part mes critiques attendues, l’idée de départ est plutôt chouette. Ça commence de nos jours, à Chicago. On voit maman Juliet avec ses adorables bambins qui ont un véritable potentiel pour les prochaines pub Blédina. Quand débarque en trombe Papa tout paniqué qui balance tout de go à sa femme “ça arrive !”. L’air du type qui sait. Sa femme visiblement un peu moins. Et quand Bugs Bunny se fige dans l’écran de télé, les enfants l’ont mauvaise. Le chef de famille a tout juste le temps (et finalement il a quand même le temps de faire tout ça) de télécharger un truc secret sur sa clef USB super design et de passer un dernier coup de fil sur son iPhone pour avertir son frère, Miles et c’est le black out. D’un seul coup, plus rien.
Le noir.
La panne générale.
Les voitures qui s’arrêtent. Les portières qui claquent. Les avions qui chutent. La panique. Le chaos.
Le frangin est au milieu de l’autoroute avec son coéquipier aux bouclettes louches. Et je ne crois pas si bien dire.
Paf. Générique.
Revolution ça se passe 15 ans après. L’humanité s’est organisée et nous allons suivre un groupe – pour faire simple on va retrouver les mêmes qu’au début – qui tentent de survivre dans ce nouveau moyen âge. Les pays n’existent plus. L’électricité est un vieux souvenir. Un type (alors je ne vous dis pas qui mais suivez mon regard) s’est décrété chef suprême. En gros. Et il a une milice sous ses ordres. Et tenez-vous bien, le type qui dirige ses soldats n’est autre que Gustavo dans Breaking Bad. Le mec il a quand même un karma bien pourri. Il présente bien, a une voix douce. On ne se méfie pas. Mais soit il deale à grande échelle, soit il tue à tour de bras.
La milice s’est fixée une mission : retrouvez le père du début pour lui soutirer des infos (et brûler tous les drapeaux américains aussi). Ils sont convaincus que lui seul sait pourquoi le monde moderne s’est brutalement arrêté et du coup, qu’il doit avoir une idée de comment faire pour y retourner. Bon, ils sont pas experts en diplomatie. Tout le monde n’a pas eu la chance de bosser avec Jack Bauer. Donc ça tourne court. Et mal. Pour ne pas rentrer les mains vides, ils kidnappent le fiston.
Quand la frangine revient de la forêt (cette fois on a une Kate jeune, blonde et absolument adorable), Charlie de son p’tit nom. Elle est très colère. Ça commence à bien faire : alors déjà, à genre 5 ans on lui a enlevé la télé et la glace. Ensuite avant de disparaître, y’a sa mère qui lui fait promettre les yeux dans les yeux larmoyants que désormais elle a la responsabilité de son petit frère asthmatique. Tout ça sans ventoline. Maman disparaît, meure ou déménage, on ne sait pas trop. Charlie apprend à se faire à l’idée, grandit et là on lui tue son père (ça va, c’est pas vraiment du spoile ça) et on lui vole son frère. C’est à dire que bon… ça fait beaucoup pour cette gamine.
Elle n’a donc pas le choix. Au moment de mourir (c’est fou le nombre de trucs que ce mec aura su faire dans les moments les plus critiques de sa vie), son père lui ordonne de retrouver son oncle, Miles qui saura l’aider à remettre la main sur la milice et accessoirement le frangin. Elle fait donc son sac à dos (avec, à coups sûrs, une lotion pour cheveux secs) et part, affublée de la belle mère qui (comme c’est pratique) a quelques notions d’herboriste-médecin et d’un geek un peu enrobé qui a peur de son ombre mais porte sur lui le Graal. Comprendre, la clef USB qui lui a été confiée par Super Daddy.
Je continue ou ça vous suffit ?
Non parce que… en vrac… la forêt est à peu près aussi dangereuse que la jungle de Lost. L’herbe pousse dans les avions aussi. Et on retrouve des personnages qui n’ont l’air de rien mais qui visiblement vont jouer un rôle mega important dans l’histoire. Comme la nana planquée dans sa maison de campagne qui – on ne sait pas comment – a un espèce de minitel qui fonctionne et une ampoule qui s’allume. Et en plus, elle communique avec on ne sait pas qui mais on sent tout de suite – on nous l’a fait pas à nous – que c’est genre de la vraie info.
Moralité ? Ça marche. Deux épisodes plus tard et ma mauvaise foi en bandoulière, j’attends la suite. Qui est-elle ? Avec qui parle-t-elle ? Pourquoi du jour au lendemain le monde a-t-il arrêté de tourner rond ? Et si ça nous arrivait à nous aussi ? Et si et si et si… et bref. Me voilà enrôlée pour la première saison.

jeudi 17 mai 2012

Fringe. Comme X-Files, mais en mieux.

Vous retrouvez cette chronique sur l'incontournable blog de AnotherWhisky
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Ce qui est quand même fort agréable quand on ne se pose pas en spécialiste ou en critique, c’est qu’on peut juste donner son avis. Son émotion.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon Fringe. Avec mes yeux, mes oreilles et mon système pileux mis à rude épreuve.
Bon alors si vous n’êtes pas titulaire d’un master en sciences, chimie, bio et génétique, je tiens quand même à vous prévenir qu’il faudra – comme moi – vous accrocher.
Chaque épisode fera travailler vos neurones, vous triturera les méninges, vous obligera à vous ouvrir l’esprit. Et ça fait du bien !
Vous voyez X-Files ? Ben c’est dans la même veine mais sans crop circles et sans avoir à supporter David Duchovny. Et bon… C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (spéciale cace-dédi à Michel B. J’assume).
J’ai toujours eu du mal avec Mulder. Pis aujourd’hui je sais que ça vient de l’acteur et pas du personnage. Autant que vous soyez prévenus, je n’écrirai jamais sur Californication. Ou alors ça sera un moment vraiment désagréable pour vous. Vous m’avez épargné pour Game of Thrones, mon silence sur ce coup là sera ma façon de vous remercier.
Tout commence normalement. La scène se passe à Boston. Jusque là, tout va bien. Mais il se passe des trucs vraiment chelous à Boston et ailleurs aussi. Des trucs que même les enquêteurs de NCIS ne sauraient pas résoudre.
Moralité le FBI a décider de créer une section spéciale top secrète : la section Fringe. Mais chut faut pas le dire.
Ce qu’on peut dire par contre c’est qu’ils vont être aussi bien équipés que l’équipe de choc Mulder-Scully : là les mecs auront des lampes torches de compét’. Si t’es le méchant, ne perds pas ton temps à te planquer la nuit, le rayon lumineux te trouvera et te rendra aveugle en prime.
Ça doit être une condition sine qua non pour rentrer au FBI : savoir manier ta lampe de poche. À tous les coups, ils te font même passer des tests en pleine nuit par temps brumeux pour voir si tu te prends un platane. Si ça se trouve, ils poussent même le vice à t’envoyer en camping avec une dynamo. Mais je n’ose pas l’imaginer.
Bon bref. Si vous avez aimé l’ambiance et les thèmes abordés dans X-Files, vous avez une chance d’accrocher avec Fringe. Même le générique est mieux. Moins flippant. Je me revois encore braver la pénombre du salon parental pour tenir compagnie au frangin sur le canapé, pétrifiée dès les premières notes… Et je ne vous parle pas du moment où je devais rejoindre ma chambre en passant par le couloir éteint. Des années pour m’en remettre, prête à me faire une raison : le fantastique, le paranormal et autres bizarreries devront restent dans le domaine du fantasme. C’était sans compter sur J.J. Abrams (merci encore pour Lost, mec).
Je me demande quel avis il a concernant le père Duchovny d’ailleurs.
Mais revenons à ce qui m’amène aujourd’hui. Fringe.
Concernant les personnages, on a la blonde de rigueur. Sauf que si elle est jolie, elle n’est pas démente. Autre indice qui la différencie d’une barbie : elle a un cerveau bien fait. Elle, c’est Olivia Dunham et elle n’est pas au bout de ses surprises.
Pour l’aider dans ses investigations, on lui colle un savant fou. Walter Bishop. Un type qui te donne envie de l’appeler Grand-Père et de lui donner des Werther’s Original. Et si vous n’êtes pas conquis par ce touchant monsieur, sachez que son fils Peter rejoint l’équipe et qu’il s’agit du charmant Joshua Jackson. Et là j’ai une pensée émue pour l’ado que j’étais, pas tout à fait remise de sa période Dawson, qui soupirait pour Joshua qui lui traînait ses baskets à côté de Katie Holmes future Cruise.
Là vous avez le décor et le fil rouge.
Alors que nos deux mollassons chassaient invariablement Roswell la nuit, à Boston, nos trois compères sont réveillés dès potron-minet par le FBI. Et vas-y qu’on leur demande d’aller voir pourquoi tel citoyen a la peau transparente, ou pourquoi un autre meurt avec des blattes qui lui sortent de la peau (bon appétit). Ils enquêteront aussi sur des cas de télékinésie, de télépathie et plein d’autres trucs en -thie. Ou tout simplement on leur proposera de faire un séjour linguistique dans un monde parallèle.
C’est là que ça se corse. Parce que voilà. Il y a deux mondes. Presque identiques. Avec un Walter, une Olivia, un Peter et tous les autres humains de notre planète. Dupliqués mais qui ne feront pas forcément les mêmes choix et pourront avoir une vie sensiblement différente.
Et là ça s’enchaîne. On apprend que Walter a fait des tests sur Olivia quand elle était enfant, moralité, on a une héroïne avait des supers pouvoirs endormis. Peter, c’est bien le fils de Walter, mais de l’autre Walter. Il a été kidnappé gamin pour être ramené chez nous et il n’a aucune idée que son Walter n’est pas le sien. Vous suivez ?
Y’a des types chauves à tendance albinos qui traînent sous des chapeaux sombres et qui observent. Vraisemblablement ils interagissent même avec le Destin. L’air de rien.
On a aussi une machine infernale qui peut détruire l’un ou l’autre monde. Une entreprise florissante et sans scrupule, Massive Dynamic, qui finance les recherches mais prêche aussi pour sa propre paroisse. Comprendre, “on sait jamais, ça fera peut être une bonne arme ce truc”. Massive Dyamic est un peu à la pointe de la technologie. N’oubliez pas les failles spatio-temporelles chez l’honnête citoyen. Et une histoire d’amour contrariée entre nos deux héros.
On a tout. Tout pour plaire à tout le monde Du gore, du compliqué, de l’humour, de l’amour et de la bonne musique. Je me rappelle encore reconnaissante de cet épisode où Walter écoute à donf “Love and Happiness” d’Al Green dans son labo.
Cerise sur le gâteau, nous aurons une saison 5 ! Et si vous n’avez pas l’occasion de regarder Fringe en VO, pas de panique, une fois n’est pas coutume, le doublage est bien fait et plus que crédible.