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Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

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mercredi 11 septembre 2013

Graceland : The Devil in Disguise

Vous retrouvez cette chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
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C’est la rentrée. C’est le cœur gros que vous reprenez un train-train bien rôdé. Vos vacances vous semblent bien loin… Même votre bronzage a perdu quelques teintes.
Et si je vous disais que j’ai trouvé comment repartir ? Comment revoir le soleil ? Et tout ça sans bouger de votre salon.
Graceland. Soleil impertinent dans le ciel californien. Des bikinis. Et des surfeurs.
Merci qui ?
Bon par contre, ça ne sera pas de tout repos et c’est aussi un peu dangereux.
Parce que Graceland n’est pas qu’une indécente propriété du King. C’est ici une colocation avec vue sur Pacifique où se côtoie la crème de la crème des agents du FBI et de la DEA. Tout ça dans le plus grand secret.
Tout commence avec l’arrivée du petit nouveau. Mike. Après avoir fait ses classes télévisuelles dans Gossip Girl, c’est tout naturellement qu’il endosse le rôle du plus brillant des agents du Bureau. Aussi le plus jeune. Le minot est envoyé à Graceland pour parfaire sa formation et travailler avec l’élite.
Quand on voit où peuvent être envoyés nos enseignants ici, on se dit que Mike est plutôt bien tombé. Parce qu’à part devoir participer aux corvées domestiques, c’est un peu les vacances : surf le matin, mission périlleuse l’aprem, bière au bar après le boulot (comme tout le monde donc) et si vraiment ils ont arrêté de gros méchants, c’est tequila autour du feu sur la plage après. (Pas vraiment comme tout le monde)
Mike est chaperonné par Briggs et c’est là mesdames que les choses deviennent intéressantes. Parce que Briggs c’est un peu la figure virile de cette série. Musculature travaillée, teint mat, bourru. Barbe taillée qui cache à peine deux adorables fossettes qui font de cette tête brûlée le bad boy qui hantait nos nuits adolescentes.
Briggs c’est Drazic en adulte.
Paul – son p´tit nom – était le meilleur. Il a le respect de ses colocs mais ses pairs commencent à se poser des questions à son sujet.
Et là ça se corse. Alors qu’on pensait regarder une énième version de NCIS, on découvre que le scout à qui on donnerait le bon dieu sans confession est en fait infiltré pour enquêter sur son supérieur.
Tordu hein ?
Après, la recette fonctionne toujours. Deux beaux gosses, le blondinet qui sort de l’école mais qui ne manquera pas de nous surprendre. Le brun ténébreux louche mais on lui pardonne à partir du moment où il est torse nu. On a aussi le comique de service, Johnny.
Les comiques de service c’est comme les noirs dans les films des années 90 : on les aime bien mais on sait qu’il ne faut pas s’attacher car ils vont finir par se prendre une balle perdue.
Le rasta qui – ironie quand tu nous tiens – travaille pour les douanes. Et bien sur on a les nanas. La brunette typée italienne, un poil sauvage. La blonde slave névrosée depuis que son coéquipier s’est fait tirer dessus par des russes et la blonde-rousse pulpeuse.
Toutes les trois portent à merveille le micro short et leur couverture est parfaite : qui pourrait croire que ces bombes ont aussi un cerveau ?
Voilà le tableau. Chaque épisode nous fait voyager. Les transitions s’appliquent à nous montrer la plage, les vagues, le soleil couchant. On aimerait nous aussi nous lever aux aurores pour aller courir sur la plage même si jusque là la proximité du Bois de Vincennes à deux minutes de chez moi n’a pas réussi à me motiver. Pis j’ai toujours rêvé de me mettre au surf. Et surfer sur un lac ça me branche moyen.
Les enquêtes mêlent russes et mexicains, drogue, belles voitures et gros flingues. Mais celle qui nous intéresse vraiment est celle de Mickey sur Paulo. Comment il va réussir à s’intégrer sans éveiller les soupçons. Comment il va gagner la confiance de ses copains. Et s’il réussira à mettre dans son lit la plus pulpeuse de ses voisines de chambre.
Graceland c’est un peu de suspens et pas mal de raisons de se rincer l’œil. Pis l’occasion de se mettre aux séries d’action sans bouger de son canapé.

jeudi 17 mai 2012

Fringe. Comme X-Files, mais en mieux.

Vous retrouvez cette chronique sur l'incontournable blog de AnotherWhisky
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Ce qui est quand même fort agréable quand on ne se pose pas en spécialiste ou en critique, c’est qu’on peut juste donner son avis. Son émotion.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon Fringe. Avec mes yeux, mes oreilles et mon système pileux mis à rude épreuve.
Bon alors si vous n’êtes pas titulaire d’un master en sciences, chimie, bio et génétique, je tiens quand même à vous prévenir qu’il faudra – comme moi – vous accrocher.
Chaque épisode fera travailler vos neurones, vous triturera les méninges, vous obligera à vous ouvrir l’esprit. Et ça fait du bien !
Vous voyez X-Files ? Ben c’est dans la même veine mais sans crop circles et sans avoir à supporter David Duchovny. Et bon… C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (spéciale cace-dédi à Michel B. J’assume).
J’ai toujours eu du mal avec Mulder. Pis aujourd’hui je sais que ça vient de l’acteur et pas du personnage. Autant que vous soyez prévenus, je n’écrirai jamais sur Californication. Ou alors ça sera un moment vraiment désagréable pour vous. Vous m’avez épargné pour Game of Thrones, mon silence sur ce coup là sera ma façon de vous remercier.
Tout commence normalement. La scène se passe à Boston. Jusque là, tout va bien. Mais il se passe des trucs vraiment chelous à Boston et ailleurs aussi. Des trucs que même les enquêteurs de NCIS ne sauraient pas résoudre.
Moralité le FBI a décider de créer une section spéciale top secrète : la section Fringe. Mais chut faut pas le dire.
Ce qu’on peut dire par contre c’est qu’ils vont être aussi bien équipés que l’équipe de choc Mulder-Scully : là les mecs auront des lampes torches de compét’. Si t’es le méchant, ne perds pas ton temps à te planquer la nuit, le rayon lumineux te trouvera et te rendra aveugle en prime.
Ça doit être une condition sine qua non pour rentrer au FBI : savoir manier ta lampe de poche. À tous les coups, ils te font même passer des tests en pleine nuit par temps brumeux pour voir si tu te prends un platane. Si ça se trouve, ils poussent même le vice à t’envoyer en camping avec une dynamo. Mais je n’ose pas l’imaginer.
Bon bref. Si vous avez aimé l’ambiance et les thèmes abordés dans X-Files, vous avez une chance d’accrocher avec Fringe. Même le générique est mieux. Moins flippant. Je me revois encore braver la pénombre du salon parental pour tenir compagnie au frangin sur le canapé, pétrifiée dès les premières notes… Et je ne vous parle pas du moment où je devais rejoindre ma chambre en passant par le couloir éteint. Des années pour m’en remettre, prête à me faire une raison : le fantastique, le paranormal et autres bizarreries devront restent dans le domaine du fantasme. C’était sans compter sur J.J. Abrams (merci encore pour Lost, mec).
Je me demande quel avis il a concernant le père Duchovny d’ailleurs.
Mais revenons à ce qui m’amène aujourd’hui. Fringe.
Concernant les personnages, on a la blonde de rigueur. Sauf que si elle est jolie, elle n’est pas démente. Autre indice qui la différencie d’une barbie : elle a un cerveau bien fait. Elle, c’est Olivia Dunham et elle n’est pas au bout de ses surprises.
Pour l’aider dans ses investigations, on lui colle un savant fou. Walter Bishop. Un type qui te donne envie de l’appeler Grand-Père et de lui donner des Werther’s Original. Et si vous n’êtes pas conquis par ce touchant monsieur, sachez que son fils Peter rejoint l’équipe et qu’il s’agit du charmant Joshua Jackson. Et là j’ai une pensée émue pour l’ado que j’étais, pas tout à fait remise de sa période Dawson, qui soupirait pour Joshua qui lui traînait ses baskets à côté de Katie Holmes future Cruise.
Là vous avez le décor et le fil rouge.
Alors que nos deux mollassons chassaient invariablement Roswell la nuit, à Boston, nos trois compères sont réveillés dès potron-minet par le FBI. Et vas-y qu’on leur demande d’aller voir pourquoi tel citoyen a la peau transparente, ou pourquoi un autre meurt avec des blattes qui lui sortent de la peau (bon appétit). Ils enquêteront aussi sur des cas de télékinésie, de télépathie et plein d’autres trucs en -thie. Ou tout simplement on leur proposera de faire un séjour linguistique dans un monde parallèle.
C’est là que ça se corse. Parce que voilà. Il y a deux mondes. Presque identiques. Avec un Walter, une Olivia, un Peter et tous les autres humains de notre planète. Dupliqués mais qui ne feront pas forcément les mêmes choix et pourront avoir une vie sensiblement différente.
Et là ça s’enchaîne. On apprend que Walter a fait des tests sur Olivia quand elle était enfant, moralité, on a une héroïne avait des supers pouvoirs endormis. Peter, c’est bien le fils de Walter, mais de l’autre Walter. Il a été kidnappé gamin pour être ramené chez nous et il n’a aucune idée que son Walter n’est pas le sien. Vous suivez ?
Y’a des types chauves à tendance albinos qui traînent sous des chapeaux sombres et qui observent. Vraisemblablement ils interagissent même avec le Destin. L’air de rien.
On a aussi une machine infernale qui peut détruire l’un ou l’autre monde. Une entreprise florissante et sans scrupule, Massive Dynamic, qui finance les recherches mais prêche aussi pour sa propre paroisse. Comprendre, “on sait jamais, ça fera peut être une bonne arme ce truc”. Massive Dyamic est un peu à la pointe de la technologie. N’oubliez pas les failles spatio-temporelles chez l’honnête citoyen. Et une histoire d’amour contrariée entre nos deux héros.
On a tout. Tout pour plaire à tout le monde Du gore, du compliqué, de l’humour, de l’amour et de la bonne musique. Je me rappelle encore reconnaissante de cet épisode où Walter écoute à donf “Love and Happiness” d’Al Green dans son labo.
Cerise sur le gâteau, nous aurons une saison 5 ! Et si vous n’avez pas l’occasion de regarder Fringe en VO, pas de panique, une fois n’est pas coutume, le doublage est bien fait et plus que crédible.