Booster

Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

mardi 17 mars 2015

Paroles, paroles

D'aussi loin que je me souvienne (et j'ai une bonne mémoire sélective), mon humeur dépend toujours de l'autre. Et oui, on va parler mecs.
Ça a commencé avec un Ludovic (oui, Ludovic, grâce à qui j'ai un peu redoublé ma seconde vu que je passais tout mon temps en classe à relire ses lettres et lui répondre) pour arriver 17 ans après (le premier qui trouve que ça fait long, je lui pète les dents) avec un D. (je suis sûre qu'il tient à garder son anonymat l'animal). En passant par une flopée de prénom en M, en Y, en T et en O qui ont toujours su me faire vivre à leur rythme quitte à provoquer quelques arythmie du côté de mon palpitant. Et oui, l'alphabet, ça me connait.

Ça a démarré avec des lettres. Vous savez, ces machins en papiers qu'on envoyait par la Poste.
Aujourd'hui ça se poursuit en SMS. Voire en Skype. Parce que les voyages, ça forme la jeunesse (voilà mon secret beauté).

Et là, à cet aveu, je me sens un peu con. Un peu.

Surtout que bon. Quitte à être honnête jusqu'au bout et vous savez combien la transparence compte pour moi : ben j'ai pas pris une ride là non plus. Je n'ai toujours pas intégré qu'il ne fallait pas que j'attende après un mec, qu'il fallait que je sois indépendante et pas juste pour leur faire plaisir et me donner un petit cachet inaccessible.
Parce que de toutes façons, même ça, je le fais mal.

Je ne sais toujours pas combien de temps je dois mettre pour répondre. Dans le doute, je réponds souvent dans la seconde.
Je n'ai pas la moindre idée du temps que je dois laisser entre deux échanges. Dans le doute, souvent je romps le silence en mode panique et un peu culpabilisante.
J'ignore complètement les principes de base qui régissent ces messieurs. La plupart du temps, je traduis à ma façon ce qu'ils envoient. C'est à dire avec mon cerveau.
Je ne prends aucun conseils glanés autour de moi en compte. A part ceux qui m'arrangent voire me rassurent. "mais voyons Fanny, bien sûr qu'il est fou de toi, comment pourrait-il en être autrement !? Mais s'il ne t'a pas encore répondu depuis 2h, c'est parce qu'il a été pris en otage et négocie actuellement avec ses ravisseurs pour les attendrir et être relâché rapidement pour t'écrire des mots doux !"
C'est évident.

Oui. Sauf que là, ça fait 36 heures. Une demi-nuit, une longue journée, une longue nuit et une matinée.
36 heures c'est beaucoup trop.
Surtout si je vous dis que je me suis bien tenue et que je n'ai encore rien envoyé.

Qu'est-ce qu'il peut bien faire de plus important depuis 36 heures ?
A part avoir été victime d'un accident où il ne serait aucunement défiguré ni blessé sérieusement, à part une urgence domestique du style incendie géant mais pas dangereux, à part le vol qualifié de son téléphone portable (ne riez pas, on m'a servi cet excuse il y a un mois à peine et j'y ai cru) et la perte simultanée de sa connexion internet... Je ne vois pas.

Pis d'abord. Quand on m'écrit "à demain" un Lundi à 1h49 du matin, moi je crois sincèrement qu'on parle du jour d'après. Pas du film. Alors expliquez-moi pourquoi le lendemain je me fais tous ces scénarios catastrophes ?

Je suis à ÇA de craquer. Toute cette pression, tous ces synopsis que mon cerveau malade ne manque pas d'inventer. Comme la possibilité qu'il ait une femme et des enfants et qu'il ait omis de me le dire.

En toute logique, je ne devrais pas passer 36 heures de plus sans crier mon désarroi dans un message Skype vibrant de sincérité. Je me donne 6h avant de me ridiculiser.
Et d'expérience, ce message devrait me valoir un sermon (l'enthousiasme, c'est mal) et une mise à pied souvent suivie d'un silence digne de celui qu'on réserve à ses ex.

Ex. Je fais ça bien.

lundi 16 mars 2015

Y'a des jours où c'est pas le jour. Et ça fait deux jours que ça dure. Et si je vous dis que j'entrevois la fin de votre calvaire dans - laissez-moi compter - trois jours, je suis à près sûre que vous ne verrez pas le point de cette phrase qui est pourtant juste là : .

Y'a des semaines dans l'année où on devrait avoir le droit d'hiberner, de se rouler en boule sous notre couette, où on pourrait se nourrir exclusivement de cappuccinos en plastique et de Lucky convertibles. Ou le goudron ne serait pas un drame pour nos artères ou nos poumons. Ou les M&m's n'iraient pas directement se cacher dans nos hanches suffisamment généreuses.

Une semaine (ou deux) par an où notre employeur nous raccompagnerait gentiment (et par la main) vers la sortie sans pour autant nous virer mais juste pour que nous puissions râler ailleurs, sans entrave.

Une semaine où on pourrait critiquer Bree Van de Kamp qui n'a pas pris une ride en 10 ans. (C'est même pire que ça : la meuf, elle est plus belle d'année en année. A tous les coups, elle a le droit d'avoir sa semaine à elle, c'est son secret beauté. Nous aussi, si on nous autorisait à faire ce break, on aurait le cheveu orange et l'oeil pétillant. Et on gagnerait l'équivalent de mon salaire pour une journée de tournage à Wisteria Lane.)

Une semaine rien qu'à nous, loin du monde, loin de lui, et de lui, et d'elle, et d'eux. Non parce que bon on les aime bien. Mais on les aimerait mieux couler dans le béton. Enfin je parle pour moi. Pis j'ai vu Mike (attention : Spoiler) traîner ses rangers dans un chantier avec une chape en béton rutilante. Moralité, j'ai des envies de maçon. Des envies de béton et de niveau à bulle, hein, pas de maçon. Quoique.
Une semaine donc pour mater des séries made in USA où les filles sont gracieuses, sexy et intrépides. Des nanas qui nous filent des complexes et qui pourtant n'existent pas. (Ouais, j'ai réussi à me convaincre que non, Damon est peut être méga sex en vampire, mais les vampires, ça n'existe pas. Matt Bomer est juste démentiel de sexytude mais il est aussi indécemment gay, et Chuck Bass file un mauvais coton.)

Sept jours pour se gaver de sentiments à l'eau de rose, pour se pendre au téléphone (c'est une image, en 2011 on serait bien en peine de parvenir à un tel exploit) (vas-y, essaie de te pendre avec ton iPhone, je regarde), pour dire tout le bien qu'on ne pense pas de notre boulot qui nous manque quand même un peu. Sept jours et le septième promis : je me repose. One week de jours ouvrables pour se plaindre. Pour se vautrer même dans la boueuse attitude qui me colle à la peau depuis deux jours (déjà deux jours, que le temps passe).

C'est bien de lui que vient le problème. Le temps. Qui passe.

Il me reste trois jours pour accepter l'inévitable. Bordel. Je suis pas prête. Et aussi : qu'est-ce que je vais me mettre ?
J'ai une liste longue comme le bras d'un mec qui a le bras long de choses à faire avant mes 29 ans et comment dire... j'ai pris un peu de retard.
Notamment sur la question de concevoir un héritier (que j'appellerais Samuel et qui porterait une salopette de hipster avec des boucles qui dépassent de son bonnet en laine, parce que l'hiver arrive et qui me tiendrait le doigt avec sa petite menotte pour finalement plonger ses grands yeux sombres dans les miens pour me souffler un "je t'aime maman").

Ca et devenir star interplanétaire aussi.

Et en trois jours, ça me semble compliqué.
Ou alors, je vole un enfant mediatiquement connu (et là j'hésite, parce que je suis moyennement intéressée par le fruit de Nicolas et son italienne) et d'une pierre, deux coups ! Paf, je passe au 20h papa-maman, allumez le magnétoscope !

Bref. C'est pas le jour. J'ai déjà envisagé une quinzaine de tortures à infliger à l'abruti de casteur. Mais comme j'ai été hyper bien élevée, j'ai juste réussi à lui parler un peu mal et sans m'en excuser.
j'ai déjà mentalement agrafé les oreilles de la stagiaire. Gifflé douze fois au moins le rédac chef qui se prend pour Dieu. Alors que Dieu lui même n'a pas réussi à m'agacer et pourtant je suis un public facile dernièrement.
J'ai ravalé mes envies de "renvoyage chier tout le monde" et j'avoue que ça m'est resté coincé en travers de la gorge.
Et comme je n'ai pas eu le droit de rester roulée en boule dans mon placard avec la Terreur à Poils en otage dans ma dérive émotionnelle, je suis là. A soupirer. A grogner. A fumer. A refumer. A balancer un stylo (mes accès de colère sont stupéfiants, je sais). Tiens, et si j'allais fumer ?

Pis pour atteindre le comble du ridicule, il n'y a pas 24h, j'assurais que ce blog ne deviendrait pas la vitrine de ma vie.
Ben là aussi. J'ai ripé.

Vous êtes toujours là ?

...

...

...

Bon ben je vais fumer.

lundi 9 février 2015

The Following : ou comment un type se fait RT par ses fidèles followers.

Ok ok.
Okayyyy.
J'ai entendu dire que Jack Bauer allait reprendre du service. Grand bien lui fasse. La retraite n'a pas sonné pour ce brave. Mais perso la lassitude a pointé le bout de son nez et je lui préfère désormais un certain Kevin Bacon. Les yeux brouillés (oh oh oh) par l'alcool qu'il se descend discrètement pendant le service, il a pourtant un objectif noble et tout comme Jack, est un peu têtu.
Aujourd'hui je vous parle de The Following.
the-following1
Une fois n'est pas coutume, il s'agit d'une série policière avec de vrais serial killers dedans (un quoi ? un sewial kiwler).
Tout a commencé il y a quelques années. Kevin - ici Ryan - oeuvrait pour le sacro-saint FBI et devait dénouer une affaire de meurtres en série perpétués sur de jolies jeunes filles. Un peu comme au Cluedo mais avec des noms moins rigolos.
Le type derrière tout ça, c'est Joe Caroll. Professeur de littérature qui ferait aimer Balzac à n'importe quelle étudiante. (le type a un charisme certain et j'ai tout à fait le profil de la blonde idiote prête à se faire trucider par ces mains là). Sauf que là, il leur fait aimer Edgar Allan Poe. C'est quand même plus romantique. (quand je vous dis qu'il est sexy le prof)
Ryan coince Joe et tombe bêtement amoureux de la femme de ce dernier. Passablement enceinte d'un psychopathe et sacrément jolie. La culpabilité l'emporte et Ryan se fait oublier et choisit l'alcool pour s'oublier lui même.
Les années passent. Joe est sagement enfermé dans le quartier de sécurité quand il change de décor et s'évade. Le FBI est vite débordé et la dernière victime sauvée in extremis à l'époque a chaud à son matricule.
Elle a raison. Joe aime le travail bien fait et compte bien terminer ce qu'il a commencé.
Kevin est appelé à la rescousse pour sa connaissance parfaite du sujet. Il boude à mort mais comme un Jack Bauer fragilisé, il ne peut se résigner à laisser courir les méchants.
D'abord comment a-t-il fait pour s'évader ? Et pourquoi des jeunes femmes viennent se suicider en plein commissariat pour apporter un improbable soutien à un type clairement dérangé ?
Joe n'est pas le dernier des crétins et a occupé son temps derrière les barreaux à se forger une armée via les réseaux sociaux. Un petit forum par là, quelques tweets par ici. Et voilà comment on engendre une secte de jeunes gens paumés qui n'avaient besoin que d'un illuminé à vénérer.
Et là, le jeu peut commencer. Joe sacrifie la pauvresse au nom de l'amour de la mort (en lui retirant les yeux pour ajouter une note tragique) et se laisse attraper par son ennemi préféré. C'est qu'il a un bouquin à écrire et il compte sur cet agent malin et brisé pour écrire l'histoire avec lui.
Son ex femme est sous haute protection. Son fiston est épargné par les nouvelles sidérantes. Ryan est félicité mais il sait bien lui que ça ne fait que commencer.
Et dès le premier épisode, paf, Denise la nounou kidnappe le gamin et part avec les voisins gays. Tous trois complètement en transe pour le maniaque. Et Denise s'appelle en fait Emma (moi perso je ne comprends pas qu'elle ait choisi un tel pseudo mais passons) et couche avec Jacob lui même vaguement troublé par son faux boyfriend pas si hétéro que ça. Et ce n'est pas tout : on trouve un shérif ripou, une infirmière perchée, et des dizaines de gens en attente de reconnaissance et de vengeance.
Ryan a une sale saison devant lui. Je n'aimerais pas être à sa place. Traquer des terroristes qui viennent effrayer les honnêtes gens en déclamant du Poe avant d'enflammer le premier badaud sur la place publique. Anticiper le prochain coup de Joe. Partie d'échecs déséquilibrée. The show must go on.
J'ai regardé la première saison en retenant mon souffle. Entre les flashback qui nous expliquent d'où vient Ryan, ceux où on le revoit avec Claire - l'ex femme... On est mal à l'aise devant ces jeunes avec un cerveau retourné.
Les partenaires de Ryan au FBI vont morfler aussi mais promis, je ne spoile pas. Les compétences de Ryan sont mises à mal car il est un brin soupe au lait, faut avouer. Et pourtant lui seul sait rentrer dans le délire du fou et seul le fou sait rentrer dans le jardin secret du héros.
C'est bien fait. Le rythme s'accélère et on termine la première saison soufflé. Pas de répit pour les braves. Tant qu'il y aura des couteaux affutés et des gens diablement séduisants pour s'en servir avec dextérité (aucun lien, à chaque série son psychopathe).
the-following-james-purefoy

mercredi 16 octobre 2013

Witches of East End. Sorcières bien aimées.

Vous retrouvez cette effrayante chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
image-197x300
Qui n’aime pas les brunes, les explosives, les impétueuses ? Pas moi. Et si vous voulez bien l’admettre, vous non plus.
Qu’y a-t-il de mieux qu’une série qui flirte avec la magie noire, qui valse entre le bien et le mal en faisant des détours qui imposent d’exposer ici des abdos, là un décolleté prometteur ?
Rien.
Ça tombe bien, je viens de découvrir Witches of East End et en plus d’être à la pointe de l’actualité télévisuelle américaine, je m’empresse de partager avec vous cette exclusivité.
Witches of East End. Littéralement les sorcières de la limite de l’est. Ou alors les sorcières de East End. Enfin il s’agit bien de sorcières ici.
Oui.
Une énième série sur des sorcières. Avec un peu de chance d’ici la fin de la saison on aura même quelques vampires et un loup garou. C’est effectivement envisageable.
Mais si les filles à bûchers fleurissent sur nos écrans, c’est sûrement parce qu’on les aime. La magie, la sorcellerie, ça fascine l’ado que nous étions, quand on s’essayait à la séance de spiritisme avec notre rire idiot pour cacher notre gêne. Surtout qu’on aurait été bien gêné si un esprit s’était pointé à table.
Ici nous faisons connaissances avec trois belles nanas, tellement belles qu’on se demande à quel âge a pu les avoir leur mère. Divine. Dignes d’une pub pour l’Oreal.
On aura la réponse au bout d’une demi heure. Elle fait pas son âge la bougresse.
Ses deux filles ne sont pas en reste. Comme dans toutes bonnes séries post-ado américaine, les acteurs sont diablement séduisants, irréels.
Je veux dire, croyez moi je suis aux aguets, je guette le bellâtre chaque jour, dans le métro, en faisant les courses, au bar et jamais je n’ai croisé ce type d’humain. Ici les mecs sortent d’une pub pour Axe on se demande d’ailleurs pourquoi ils s’obstinent à porter des chemises. Sûrement pour que sirènes viennent leur arracher. Moi si j’étais une sirène, c’est ce que je ferai.
image1-300x186
Bref.
Les frangines n’ont rien en commun. L’une est brune ténébreuse, dangereuse mais un poil blonde quand même. L’autre est rousse et vaguement coincée. L’une se fiance quand l’autre n’en est qu’à accepter de prendre un café avec l’inspecteur de service. On reconnaîtra ici l’amoureux de Bailey dans Greys Anatomy. Coucou Jason !
La brune s’apprête donc à convoler avec ce que j’appelle un phénomène de foire : grand, musclé mais pas trop, gentil, patient, amant indécent et qui œuvre chez médecins sans frontière. La fête de fiançailles attend la reine de la soirée mais celle-ci est toute chamboulée par son dernier rêve où elle s’encanaille sévère avec un inconnu. Elle essaie d’y voir un signe, convaincue qu’elle est d’avoir des pouvoirs ésotériques.
Comme de par hasard l’inconnu va se pointer à la soirée et elle va donc faire connaissance avec son beau-frère.
C’est ballot hein.
Avant de se ressaisir, elle va quand même goûter au fruit défendu. C’est à peu près à ce moment là que j’ai commencé à lui préférer sa frangine bibliothécaire.
Elle, cartésienne, presque vieille fille, blasée et ne croyant pas à l’Amour va se prendre la claque de sa vie. Son amie et collègue qui porte quand même le nom le plus ridicule du monde occidental : Barbie ne peut pas avoir d’enfant et pleure dans les bras de la rouquine. Qu’à cela ne tienne, une soirée Sort et Magie est improvisée à la fermeture. Elles pompent une litanie sur Google, dessine un beau pentacle à la craie et se ridiculisent vaguement. Sauf que le lendemain, Barbie est enceinte.
Et à côté de ça, vous avez la mère. Sorcière immortelle de son état, qui a pour malédiction d’enfanter indéfiniment. Mais comme au fil des siècles elle a vu la magie emporter ses chères têtes blondes, cette fois elle a décidé de cacher leur véritable nature à ses énièmes versions de filles.
Jusqu’à aujourd’hui ça marchait plutôt pas mal. Mais vous comprenez bien que si tout roulait je ne serai pas là pour en parler.
Hélas, le bonheur feint n’est pas Bonheur et le Mal ne perd jamais une occasion de se faire remarquer. Le pique assiette est un métamorphe (si j’invente des mots n’hésitez pas à me corriger sans me le dire, j’ai l’orthographe susceptible) qui prend l’apparence de la mère et casse l’ambiance en se mettant à assassiner à tours de bras les braves gens de cette ville paisible.
Débarque alors une autre nymphe sexy, la frangine de la mère. Oui, ça fait beaucoup de femmes et sœurs je sais. Complètement perchée, elle revient après un demi siècle de silence (et pas une ride) pour mettre en garde sa sœur du danger qui gronde.
Ça va mal finir pour cette sorcière. Son pouvoir de se transformer en chat noir ne lui sert absolument à rien comme on pouvait s’en douter. Et paf. On en est déjà à trois morts.
C’est pas comme ça que l’inspecteur va payer son Starbuck à notre rouquine.
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la méchante usurpatrice a également libéré un type coincé dans une peinture, dans le désert. Majax peut aller se rhabiller.
Le nouveau venu est là pour se venger de celle qui l’a parachuté dans cet enfer de sable. Il ne va pas perdre de temps, lui et son insolation retrouvent la fautive qui n’est autre que notre fiancée. Il la retrouve alors qu’elle essaie vainement de faire ami-ami avec le beauf. Il la coince dans les toilettes pour dame et l’oblige à lancer un sort. Il fait erreur et ne réalise pas que cette version de Freya (son p´tit nom) ne comprend pas un mot de ce charabia mais elle va quand même se retrouver aspirer par la photo qui les surplombe, dans un cabaret des années 20 avec ce fou furieux à ses trousses.
Voilà le topo. Une brune qui remonte le temps. Une rousse qui découvre effarée qu’elle a des pouvoirs. Une mère qui se fait arrêter pour des meurtres qu’elle n’a pas commis.
Un médecin en voyage. Un frangin qui va faire de l’ombre à tous les Eric, Damon, Sheperd et j’en passe.
Voilà le pilote. Et en bonne midinette que je suis, je veux la suite. Je trépigne. Une bonne petite série fantastique qui n’invente rien mais réinvente une recette qui est toujours meilleure réchauffée.
image2-300x154

mercredi 11 septembre 2013

Graceland : The Devil in Disguise

Vous retrouvez cette chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
image5
C’est la rentrée. C’est le cœur gros que vous reprenez un train-train bien rôdé. Vos vacances vous semblent bien loin… Même votre bronzage a perdu quelques teintes.
Et si je vous disais que j’ai trouvé comment repartir ? Comment revoir le soleil ? Et tout ça sans bouger de votre salon.
Graceland. Soleil impertinent dans le ciel californien. Des bikinis. Et des surfeurs.
Merci qui ?
Bon par contre, ça ne sera pas de tout repos et c’est aussi un peu dangereux.
Parce que Graceland n’est pas qu’une indécente propriété du King. C’est ici une colocation avec vue sur Pacifique où se côtoie la crème de la crème des agents du FBI et de la DEA. Tout ça dans le plus grand secret.
Tout commence avec l’arrivée du petit nouveau. Mike. Après avoir fait ses classes télévisuelles dans Gossip Girl, c’est tout naturellement qu’il endosse le rôle du plus brillant des agents du Bureau. Aussi le plus jeune. Le minot est envoyé à Graceland pour parfaire sa formation et travailler avec l’élite.
Quand on voit où peuvent être envoyés nos enseignants ici, on se dit que Mike est plutôt bien tombé. Parce qu’à part devoir participer aux corvées domestiques, c’est un peu les vacances : surf le matin, mission périlleuse l’aprem, bière au bar après le boulot (comme tout le monde donc) et si vraiment ils ont arrêté de gros méchants, c’est tequila autour du feu sur la plage après. (Pas vraiment comme tout le monde)
Mike est chaperonné par Briggs et c’est là mesdames que les choses deviennent intéressantes. Parce que Briggs c’est un peu la figure virile de cette série. Musculature travaillée, teint mat, bourru. Barbe taillée qui cache à peine deux adorables fossettes qui font de cette tête brûlée le bad boy qui hantait nos nuits adolescentes.
Briggs c’est Drazic en adulte.
Paul – son p´tit nom – était le meilleur. Il a le respect de ses colocs mais ses pairs commencent à se poser des questions à son sujet.
Et là ça se corse. Alors qu’on pensait regarder une énième version de NCIS, on découvre que le scout à qui on donnerait le bon dieu sans confession est en fait infiltré pour enquêter sur son supérieur.
Tordu hein ?
Après, la recette fonctionne toujours. Deux beaux gosses, le blondinet qui sort de l’école mais qui ne manquera pas de nous surprendre. Le brun ténébreux louche mais on lui pardonne à partir du moment où il est torse nu. On a aussi le comique de service, Johnny.
Les comiques de service c’est comme les noirs dans les films des années 90 : on les aime bien mais on sait qu’il ne faut pas s’attacher car ils vont finir par se prendre une balle perdue.
Le rasta qui – ironie quand tu nous tiens – travaille pour les douanes. Et bien sur on a les nanas. La brunette typée italienne, un poil sauvage. La blonde slave névrosée depuis que son coéquipier s’est fait tirer dessus par des russes et la blonde-rousse pulpeuse.
Toutes les trois portent à merveille le micro short et leur couverture est parfaite : qui pourrait croire que ces bombes ont aussi un cerveau ?
Voilà le tableau. Chaque épisode nous fait voyager. Les transitions s’appliquent à nous montrer la plage, les vagues, le soleil couchant. On aimerait nous aussi nous lever aux aurores pour aller courir sur la plage même si jusque là la proximité du Bois de Vincennes à deux minutes de chez moi n’a pas réussi à me motiver. Pis j’ai toujours rêvé de me mettre au surf. Et surfer sur un lac ça me branche moyen.
Les enquêtes mêlent russes et mexicains, drogue, belles voitures et gros flingues. Mais celle qui nous intéresse vraiment est celle de Mickey sur Paulo. Comment il va réussir à s’intégrer sans éveiller les soupçons. Comment il va gagner la confiance de ses copains. Et s’il réussira à mettre dans son lit la plus pulpeuse de ses voisines de chambre.
Graceland c’est un peu de suspens et pas mal de raisons de se rincer l’œil. Pis l’occasion de se mettre aux séries d’action sans bouger de son canapé.

lundi 9 septembre 2013

Orange is the New Black, une Desperate Housewife chez Prison Break

Vous retrouvez cette chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
image3
C’est seulement après quelques épisodes que je réalise que j’ai moi aussi des barreaux à mes fenêtres. D’un coup d’œil rapide, je vérifie ma tenue. Pas de orange, mais du noir. Je suis à moitié sauvée. Car Orange is the new Black. Vous aussi vous l’apprendrez en découvrant cette nouvelle série.
Je pensais regarder une comédie dans le monde carcéral, curieuse, intriguée, sceptique. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un drame mais juste une fenêtre ouverte sur un monde qu’on préfère ignorer. Mais aussi propres sur nous que nous soyons, on se prend au jeu. C’est toujours grisant et on aime bien se faire croire qu’on a toutes un petit côté bad girl.
Ici nous faisons la connaissance de Piper. Blondinette fiancée à un cousin éloigné d’Adam Sandler, Piper a tout pour être heureuse. Une belle bague, un gentil futur mari, une belle maison, une peau parfaite et pour cause, elle prend soin d’elle avec des produits bios qu’elle commercialise avec son amie Polly. Bref. La vie est belle.
Sauf que Piper n’a pas toujours été parfaite et c’est vainement qu’elle a essayé d’oublier ses erreurs de jeunesse.
Quand l’erreur a le visage (et la voix) (et le corps) de Donna, la petite amie d’Eric Forman dans That´s 70 Show aka Laura Prepon, je vous avoue que je me demande un peu pourquoi Piper est partie.
Peut être parce que son amante magouillait un brin avec un cartel de drogue international.
Et qu’une de leurs lunes de miel a mal tourné.
Sauf que voilà. Dix ans se sont écoulés, Piper a refait sa vie, a décidé qu’elle serait hétéro pour le meilleur et pour le pire. Mais la justice américaine la retrouve après tout ce temps et Piper doit purger une peine de 15 mois à la prison fédérale pour avoir transporté une valise bourrée de billets verts. De l’argent de la drogue. De l’argent sale. Piper est dans de beaux draps.
Alors elle en profite car son prochain lit sera moins douillet.
Orange is the new black. Un peu comme Prison Break mais au pays des femmes. C’est tout aussi tendre, ça manque juste de tatouages de plans et de Wentworth. Mais sinon c’est la même. Les nouvelles sont bizutées, gare à pas gaffer. Ce que ne manquera pas de faire Blondie. Mais c’est de nos erreurs que nous apprenons et croyez-moi Piper apprend vite.
L’occasion de faire un tour d’horizon de ses nouvelles colocataires. Tout le monde est là : la lesbienne grande gueule, le vieux loup de mer russe qui fait régner la terreur (mais en creusant un peu on trouve un être humain), les latinos jalouses, un transsexuel coiffeur de son état a qui on retire ses hormones, une folle furieuse qui s’entiche de notre fragile débutante, et bien sur Laura. Ici Alex. Brune. Mais aargh. La même.
Quelques hommes viennent parfaire le décor. Libidineux, clichés pour la majorité, et une jeune recrue qui devrait connaître quelques déboires à s’amouracher des détenues.
C’est stressant mais pas trop, on s’attache rapidement à Piper. Elle n’est pas si jolie, elle a un bon fond. Tout bien réfléchi, si on m’avait un jour emmener à Bali, j’aurais très bien pu accepter de transporter cette valise moi aussi. Ça pourrait très bien être moi.
On ne la ramène pas trop. On a un peu mal au ventre. On aimerait bien partager notre chocolat 86% avec Piper qui est punie de cantine. Mais comme on ne peut pas, on reprend un thé corsé et on espère que ça va s’arranger. Pour elle mais aussi pour ses copines d’infortune. Chaque épisode nous donne l’occasion de faire connaissance avec chacune et de comprendre comment elles ont pu atterrir là. Apparemment assez bêtement. Ça fait réfléchir.
D’ailleurs on continue de les appeler par leur prénom par compassion parce qu’à la prison, tu laisses ton smartphone à l’entrée et ton prénom aussi. Quand tu rentres, tu t’appelles par ton nom de famille. Ça fait quand même plus viril. On n’est pas des chochottes.
C’est décidé, je n’irai pas à Bali. Tant pis.
Je me demande si à Noël on leur apporte des oranges…