Booster

Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

mercredi 25 avril 2012

The Big C : la Changement, c'est maintenant

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Promis juré, j’essaierai d’être un peu plus critique dans mes articles mais j’ai deux problèmes : je suis bon public et ce que je regarde est bien (selon moi, ce qui vaut comme un point de vue universel) (si).
Cette fois j’arrive avec mon arc-en-ciel pour vous parler de The Big C.
Ça me donne une bonne occasion de vous dire tout le bien que je pense de Laura Linney.
Mais si, Laura Linney.
La rouquine (oui, rouquine, ou blonde vénitienne si vous préférez. Et moi ça m’arrange) timide de Love Actually.
La morte étouffée de David Gale (z’avez vu ? même pas que je vous spoile, je suis sympa).
Laura Linney qui me fait passer du rire aux larmes (oui ça m’arrive souvent, mais je vous jure que mes hormones vont bien) et inversement. A moins que ce ne soit le contraire.
Et quand je dis “arc-en-ciel” je ne crois pas si bien dire. Cette série parle du cancer. Le BIG C. (l’arc, la recherche, toussa. Mais si, l’ARC, le type qui vole des millions aux gentils donateurs)
Laura-Cathy (avec un C comme dans Cancer) aime bien bronzer en bikini et ce depuis sa plus tendre enfance. Avec sa peau laiteuse et ses grains de beauté. La peau hâlée, ça lui va bien.
Jusqu’au jour où on lui apprend (en l’occurrence un type du corps médical) que ses séances de bronzette, c’est du passé. Le mélanome n’aime pas le soleil.
Première info à encaisser : “j’ai un cancer”.
La suite se corse quand Cathy comprend qu’elle n’a plus qu’un an à vivre. En gros.
Un an. 365 jours et des brouettes.
Alors elle a le choix : pleurer sur son sort ou rattraper le temps perdu qu’elle ne pensait pas avoir perdu vu qu’elle se croyait en bonne santé. Vous suivez ?
Cathy décide que c’est finalement une excellente occasion pour vivre enfin. Envoyer valser tout ce qui la saoule et profiter. PRO-FI-TER.
Et ça mes amis, c’est une grande leçon pour nous autres, pauvres êtres sains.
Bye-bye le mari pour commencer (mari tellement obèse qu’on se demande sincèrement ce qu’elle fiche avec mais passons).
Pis c’est parti pour une ribambelle de supers personnages secondaires qu’elle trouve aussi chouettes que nous : le médecin supra cute qui déprime à la place de l’intéressée, la voisine acariâtre, le fiston qui a l’adolescence qui nous démange les mains (pour le baffer, entendons-nous bien) et le meilleur d’entre tous : le frère anarchiste, écolo, SDF, qui (sé)vit sur le parking d’un supermarché en mangeant directement dans la poubelle – pour pas gâcher – et éructe des insultes sur les capitalistes qui s’aventurent « chez lui » (à ses yeux, la mère de famille qui vient acheter ses paquets de lessive est un suppôt de Satan).
Alors soyons clairs, si Cathy ne veut pas se morfondre, elle va nous tirer quelques larmichettes de temps à autre hein, alors même qu’elle était en train de nous faire sourire deux secondes avant. C’est le principe de la “séquence émotion”.
Cathy fait l’autruche, Cathy brûle la vie un peu des deux bouts. Elle expérimente, elle veut de l’aventure, du vrai.
Elle veut aider aussi. Même ceux qui ne veulent pas de sa main tendue.
Ça commence par son frangin qui préfère camper dans le jardin en passant par une de ses élèves énorme (et encore, mon éducation m’empêche de vous décrire l’étendue de la situation (sans mauvais jeu de mots) mal dans sa peau (tu m’étonnes), qui refuse de s’investir en classe (Cathy est prof. D’histoire il me semble. Mais sa prestation nous fait comprendre qu’elle a jeté l’éponge). Qu’à cela ne tienne, Cathy va la prendre sous son aile et faire rentrer des poneys et des licornes dans sa vie de jeune fille en fleur.
Laura Linney a décidé de produire une petite série qui porte les mêmes couleurs pastels que Desperate mais avec des acteurs qui auraient raté le casting de Shameless.
Et voilà comment en une phrase j’ai fait le lien avec deux précédents posts.
Vous l’aurez compris : j’ai adoré The Big C. Et je ne vous en ai rien dit. Presque rien. Juste a C j’espère… (ce jeu de mot est directement tiré du recueil imaginaire et non exhaustif des répliques cultes de notre ami Laurent Romejko que nous saluons au passage)

samedi 21 avril 2012

Desperate Housewives : vous avez dit desperate ?

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Aujourd’hui je vais m’attaquer à un monument. Non parce que vous parler de Shameless c’était fort agréable mais ça manquait de témérité.
Aujourd’hui je vous parle de Despera te Housewives. Mon Desperate Housewives.
Ça fait plus d’années que ma coquetterie ne m’autorise à l’avouer que je suis, fidèlement, ces bonnes femmes qui vivent dans un décor en carton à la Disneyland.
Déjà la météo. A part une ou deux tempêtes, vous avez déjà vu de la pluie – vous – à Wisteria Lane ?
Moi non.
C’est toujours un soleil insolent qui se reflète dans les cheveux non moins insolents de Bree.
Parlons-en de Bree justement. Huit saisons, pas une ride. Pire. On dirait qu’elle rajeunit !
On se croirait dans The Stepford Wives.
Elle me fait penser à Michel Drucker. Le mec que j’ai toujours vu à la télé, avec le même sourire, la même douceur et qui a vaguement blanchi du cheveu. Ce type est un extraterrestre. Michel Drucker me fait peur.
Il ne sera sûrement pas nécessaire de vous présenter les copines de la rouquine. Mais pour la forme et ceux qui sortent d’une retraite zen au Tibet, nous avons Susan, ex James Bond Girl qui s’est spécialisée dans le rôle de tête à claque. Lynette Scavo qui fait plein d’enfants et crie beaucoup sur son mari. A une époque on avait la nymphomane Edie. Mais celle qu’on ne présente plus, c’est la latino de service, Gabrielle Solis.
Aaah Gabrielle, toute en cheveux, louboutins et sourires Colgate©.
Autre personnage récurrent mais un brin plus discret c’est le presque brun plombier Mike. Et là l’émotion m’empêchera de poursuivre. Pour celles et ceux qui regardent actuellement l’ultime saison, je ne peux vous dire qu’une chose : “Accrochez-vous. Pis prenez des mouchoirs”. Rien de graveleux, entendons-nous bien.
Desperate Housewives. Huit saisons. Au moins autant de morts. Des enfants qui font des enfants. Des bombes sexuelles parfois défigurées pour les exigences de leur rôle de mère de famille. Des méchants pas vraiment méchants. Des gentils finalement pas si gentils.
Honnêtement, après la deuxième saison on se demande ce qu’on fait encore là.
Mais c’est fourbe. Car on les critique, mais on les aime bien. On se demande jusqu’où ils vont aller. Et c’est très rassurant car finalement ils vont à l’endroit prévu dans notre estimation.
Et chaque fin de saison apporte sa tension et son cliffhanger. On pousse inévitablement des “non!” ou des “han!” ou des “pppffff va falloir attendre 6 mois pour savoir”.
Et ce frisson mêlé de déception et d’enthousiasme, moi j’aime.
J’aime encore plus quand ma fidélité est remerciée. Et là je suis servie ! Car cette dernière saison, c’est de la dynamite.
Un peu plus noire, la série ne perd pas son vernis pastel mais il s’écaille pour mon plus grand plaisir. Ça pleure, ça s’écharpe, ça se boude. Les nouvelles recrues sont de savants mélanges des précédentes. L’amour se bafoue, l’argent se salit, la morale s’ignore. Et cette voix, celle de feu Mary-Alice Young, qui nous berce depuis le début… si douce, tranchante pourtant.
J’ai hâte de connaître la suite et la fin. Mais je sais déjà que je retarderai ce moment fatidique car, les adieux, ça n’a jamais été mon truc.

mercredi 18 avril 2012

Shameless, ne soyez pas farouches

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Si vous cherchez une série attendue, policée, une série qui arrondit les angles : passez votre chemin.
J’ai envie de vraie vie, d’engueulades qui plaisantent pas, de chaises qui traversent la pièce, de grossesse adolescente, d’alcool, de drogue, de sexe. De rock’n’roll.
J’ai envie de vous parler de Shameless.
La version américaine.
Un jour, je vous donnerai mon avis sur l’originale, mais pas aujourd’hui. Non aujourd’hui je vais vanter les mérites de ces scénaristes amerloques qui font pâlir de honte les nôtres. Enfin j’espère.
Shameless donc. C’est à peu près aussi drôle qu’émouvant. En général complètement barré. Des acteurs exceptionnels car cette fois ils ne sont pas beaux. (je ne sais pas vous mais perso j’ai du mal à croire que les acteurs de Gossip Girl vivent sur ma planète et je couperais bien les cheveux à tous les blondasses qui sévissent outre-Atlantique)
Bon, presque moches donc, un peu sex aussi (c’est mal mais c’est sain), certains arrivent même à être séduisants. Pour changer, nous allons suivre des acteurs qui nous ressemblent. Surtout vous. Moi ça va je n’ai pas à me plaindre. (pas taper)
Physique banal, vices, caractère de cochon. Quand je dis “ils vous ressemblent” c’est surtout si vous vivez avec toute votre famille, que l’un d’entre vous a des problèmes de boisson, que votre vocabulaire se limite aux insanités et mots courants.
Mais si on ne s’identifie pas, on ne s’apitoie pas non plus.
C’est simple: je les aime tellement que je finis par me retrouver complice de leurs magouilles. Parfois très astucieuses. On apprend par exemple comment faire jouer son assurance en mettant en scène un accident entre un vélo, une voiture et le fiston. Ben moi franchement je trouve ça utile. Même si je n’ai pas d’assurance vie. Ni de fils.
Oui parce qu’il s’agit un peu de parasites dans Shameless. Papa alcoolique, odieux, parfois touchant (j’ai dit parfois). Maman envolée avec une lesbienne camionneuse. Fille aînée à la tête d’une famille de dures à cuire. N’oublions pas le fiston surdoué mais ultra rebelle.
Ca, c’est pour le gros de la troupe.
Concernant les personnages secondaires, vous avez aussi un couple de voisins qui réunissent à eux seuls tout le potentiel sexuel de la série.
La femme complètement agoraphobe, sujette à des crises d’angoisse terribles si elle met un pied en dehors de chez elle, avec des canapés protégés par des housses en plastique. Et là, il ne s’agit que du haut de l’iceberg.
Shameless ça sent la bière tiède qui donne mal à la tête. Faut dire aussi que c’est bruyant tous ces gamins livrés à eux-mêmes. Mais on s’attache à ces gens. Si vous n’êtes pas encore convaincus, j’ai oublié de mentionner que le rôle masculin a été donné à un charmant jeune homme qui se retrouve souvent nu pour des raisons évidentes de fidélisation du public féminin.
Vous en dire plus serait criminel. C’est un petit bijou brut. Faut pas se laisser intimider.

mercredi 9 novembre 2011

Schtroumpf Grognon

Y'a des jours où c'est pas le jour. Et ça fait deux jours que ça dure. Et si je vous dis que j'entrevois la fin de votre calvaire dans - laissez-moi compter - trois jours, je suis à près sûre que vous ne verrez pas le point de cette phrase qui est pourtant juste là : .

Y'a des semaines dans l'année où on devrait avoir le droit d'hiberner, de se rouler en boule sous notre couette, où on pourrait se nourrir exclusivement de cappuccinos en plastique et de Lucky convertibles. Ou le goudron ne serait pas un drame pour nos artères ou nos poumons. Ou les M&m's n'iraient pas directement se cacher dans nos hanches suffisamment généreuses.

Une semaine (ou deux) par an où notre employeur nous raccompagnerait gentiment (et par la main) vers la sortie sans pour autant nous virer mais juste pour que nous puissions râler ailleurs, sans entrave.

Une semaine où on pourrait critiquer Bree Van de Kamp qui n'a pas pris une ride en 10 ans. (C'est même pire que ça : la meuf, elle est plus belle d'année en année. A tous les coups, elle a le droit d'avoir sa semaine à elle, c'est son secret beauté. Nous aussi, si on nous autorisait à faire ce break, on aurait le cheveu orange et l'oeil pétillant. Et on gagnerait l'équivalent de mon salaire pour une journée de tournage à Wisteria Lane.)

Une semaine rien qu'à nous, loin du monde, loin de lui, et de lui, et d'elle, et d'eux. Non parce que bon on les aime bien. Mais on les aimerait mieux couler dans le béton. Enfin je parle pour moi. Pis j'ai vu Mike (attention : Spoiler) traîner ses rangers dans un chantier avec une chape en béton rutilante. Moralité, j'ai des envies de maçon. Des envies de béton et de niveau à bulle, hein, pas de maçon. Quoique.
Une semaine donc pour mater des séries made in USA où les filles sont gracieuses, sexy et intrépides. Des nanas qui nous filent des complexes et qui pourtant n'existent pas. (Ouais, j'ai réussi à me convaincre que non, Damon est peut être méga sex en vampire, mais les vampires, ça n'existe pas. Matt Bomer est juste démentiel de sexytude mais il est aussi indécemment gay, et Chuck Bass file un mauvais coton.)

Sept jours pour se gaver de sentiments à l'eau de rose, pour se pendre au téléphone (c'est une image, en 2011 on serait bien en peine de parvenir à un tel exploit) (vas-y, essaie de te pendre avec ton iPhone, je regarde), pour dire tout le bien qu'on ne pense pas de notre boulot qui nous manque quand même un peu. Sept jours et le septième promis : je me repose. One week de jours ouvrables pour se plaindre. Pour se vautrer même dans la boueuse attitude qui me colle à la peau depuis deux jours (déjà deux jours, que le temps passe).

C'est bien de lui que vient le problème. Le temps. Qui passe.

Il me reste trois jours pour accepter l'inévitable. Bordel. Je suis pas prête. Et aussi : qu'est-ce que je vais me mettre ?
J'ai une liste longue comme le bras d'un mec qui a le bras long de choses à faire avant mes 29 ans et comment dire... j'ai pris un peu de retard.
Notamment sur la question de concevoir un héritier (que j'appellerais Samuel et qui porterait une salopette de hipster avec des boucles qui dépassent de son bonnet en laine, parce que l'hiver arrive et qui me tiendrait le doigt avec sa petite menotte pour finalement plonger ses grands yeux sombres dans les miens pour me souffler un "je t'aime maman").

Ca et devenir star interplanétaire aussi.

Et en trois jours, ça me semble compliqué.
Ou alors, je vole un enfant mediatiquement connu (et là j'hésite, parce que je suis moyennement intéressée par le fruit de Nicolas et son italienne) et d'une pierre, deux coups ! Paf, je passe au 20h papa-maman, allumez le magnétoscope !

Bref. C'est pas le jour. J'ai déjà envisagé une quinzaine de tortures à infliger à l'abruti de casteur. Mais comme j'ai été hyper bien élevée, j'ai juste réussi à lui parler un peu mal et sans m'en excuser.
j'ai déjà mentalement agrafé les oreilles de la stagiaire. Gifflé douze fois au moins le rédac chef qui se prend pour Dieu. Alors que Dieu lui même n'a pas réussi à m'agacer et pourtant je suis un public facile dernièrement.
J'ai ravalé mes envies de "renvoyage chier tout le monde" et j'avoue que ça m'est resté coincé en travers de la gorge.
Et comme je n'ai pas eu le droit de rester roulée en boule dans mon placard avec la Terreur à Poils en otage dans ma dérive émotionnelle, je suis là. A soupirer. A grogner. A fumer. A refumer. A balancer un stylo (mes accès de colère sont stupéfiants, je sais). Tiens, et si j'allais fumer ?

Pis pour atteindre le comble du ridicule, il n'y a pas 24h, j'assurais que ce blog ne deviendrait pas la vitrine de ma vie.
Ben là aussi. J'ai ripé.

Vous êtes toujours là ?

...

...

...

Bon ben je vais fumer.

mardi 8 novembre 2011

Like a Virgin

Je me dis souvent que je devrais me balader avec un carnet. Et un stylo. Un beau stylo plume que j'aurais été me choisir personnellement. Qui glisse sur le papier, qui écrit tendrement. Si en plus il pouvait subvenir à mes ruptures d'inspiration je serais la plus heureuse des femmes.
Si.
Sauf que je n'ai jamais de carnet sur moi. Que je laisse les idées se développer, se raconter dans ma tête hilare et s'évaporer aussi sec.
Sauf que je n'ai pas de stylo plume car je serais bien en peine de savoir encore écrire avec un tel engin sans me fouler un doigt
Sauf que je ne sais plus écrire manuscritement parlant.
Je suis donc condamnée à me laisser envahir de bons mots, d'anecdotes et devoir les laisser agoniser jusqu'à ce que leur râle ne soit plus qu'un vague souvenir.
Estimons-nous heureux, le flot de mauvaises idées, de sujets moyens disparaît en même temps.
Je vais finir avec un cerveau vide. Léger.
Le rêve.
Je vais perdre mes idées comme les arbres perdent leurs feuilles. M'effeuiller.
A ce sujet, j'avais imaginé toute une histoire très enfantine et très drôle. Mais comme feuillets au vent... ppfiut... je revois les arbres d'automne. Ceux qui apparaissent à ma fenêtre. Que j'ai le plaisir de saluer du regard le matin quand je laisse le jour (ou le gris, ça dépend du jour justement) faire irruption dans mon intimité.
Sauf que... sans crier gare, ces grands dadais ont commencé à perdre leur feuillage feuillu et vert. Un matin ils étaient comme je les ai toujours connu. Au moins depuis Juin. Quelques heures plus tard je ne sais plus qui m'observent, à qui sont ces branches nues et sans gêne.
Comble du ridicule, la synchronisation chez les arbres est complètement surfaite.
On pourrait penser qu'à une date bien précise, ils se donnent tous rendez-vous pour la tombée, la perte inévitable de leurs feuilles. "Attention les gars, à 3!" Et paf. A 3 les feuilles se décrochent et atterrissent sur un trottoir trop content d'être ainsi caressé.
Mais non, comme partout, il y a les retardataires, ceux qui ne lisent pas leurs mails, ceux qui volontairement veulent se démarquer.
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît".
Je n'ai pas le talent de Pierre D. mais j'ai aussi ma petite expérience du con et là, à regarder ces arbres à moitié dégarnis, je vous le dis comme je le pense : y'a un con qui cloche et qui s'accroche à ses feuilles comme si sa vie en dépendait.
Que faire ?
Nos dégarnis ne peuvent plus faire machine arrière. Imaginez le topo : un arbre tout nu, rouge de honte, qui discrètement essaierait d'étirer ses branches pour ramasser des feuilles pourrissantes à ses pied et recouvrir sa virginité. Déjà c'est pas folichon niveau hygiène. Non parce que vous avez vu comme moi ce qui jonchent habituellement les trottoirs parisiens et on se passera de commentaire. Pis à moins d'être planté dans un parc désert au fin fond du 16ème, ça va être difficile de se contorsionner sans se faire remarquer. "Après la voiture, je me penche rapidement pour me coller cette feuille sur le tronc, hop!" "Dès que la petite vieille a fini d'arpenter la rue, je réquisitionne toutes les feuilles du caniveau !"
Non mais sérieusement.
Non le mieux à ce moment de l'histoire reste de garder la tête haute. La branche nue mais fière qui ignore dédaigneusement cet original qui se couvre de feuilles jaunâtres.
Un peu de fierté que diable !
Et avec un peu de patience, les révoltés se rangeront à l'avis général. C'est ce qu'ils font toujours.
Ils s'accorderont pour dire qu'il n'y a plus de saison (ce qui leur permettra élégamment de faire amende honorable sans perdre la face) et enfin, discrètement, sans bruit, un matin, je ne verrai plus rien que des arbres dépouillés et endormis pour une longue nuit.




mardi 25 octobre 2011

Comment j'ai bousculé l'administration. Un peu.

En guise d'amuse-bouche (à lire en imaginant que c'est un anglais du Sud de Londres qui vous le dis), j'ai eu envie de vous faire partager cette expérience traumatisante mais ô combien bénéfique au final : mon inscription pour mon Bilan de Compétences.

Sans vouloir vous dévoiler la fin, il s'avère que j'en ai plein. Des compétences.

Bref. Ma première impression fut mauvaise et je suis aujourd'hui ravie d'avoir eu le courage d'aller plus loin. 

Rions-un peu ensemble en se remémorant cet épique moment : 

Lundi 22 Août 2011 - 13h30


Un échafaudage. Une obscurité qui ne me dit rien qui vaille. Je ne suis pas loin de me faire le remake d'un Ascenseur pour l'échafaud. Mais il n'y a même pas d'ascenseur. 
Des bureaux vides, sans lumière, un patron qui rentrait chez lui (à 13h30, parfaitement, après une rude journée donc) et une employée débordée (ce sont ses mots) mais je ne sais pas par quoi. 
Je suis quasi sûre d'avoir été leur seul appel de la matinée. Et apparemment se présenter spontanément (là encore ce sont ses mots) pour faire un bilan sort de l'ordinaire.
Bref. Je suis l'extraterrestre et je les envahis.

Je pensais qu'on remplirait mon dossier Afdas pour que je puisse l'envoyer et attendre leur top départ pour démarrer mais si en visant mon oeil je pensais atteindre mon coude, avec ça j'atteignais carrément mon petit doigt ! 

(regard suspicieux me pose la question) "vous avez déjà un consultant attitré ?" 
- (moi, vaguement interloqué) "euh... non"
- (regard effaré qui aimerait beaucoup rouler dans ses orbites) "COMMENT ? Mais vous n'y pensez pas malheureuse !! Remplir son dossier SANS consultant ??!!"
- (moi vaguement amusée par le ton mélodramatique que prend la postulante au poste de conseillère à la CAF/Sécu qui se trouve sous mon nez) "ah... bon. Ben alors je veux bien un consultant siouplait"
- (regard professionnelle de celle à qui on ne la fait pas) : "Oui. C'est comme ça qu'on procède... 

(moment de flottement primordial à ce moment de l'histoire) 

- (la professionnelle qui prend un coup dans l'aile) "... le problème c'est qu'ils sont tous en vacances je crois, je vais passer quelques coups de fil..."
- (moi plus vraiment sûre de ce que je fais dans son bureau gris avec des tournesols en plastique - le moment de flottement m'a donné l'occasion d'apprécier la déco)

Et là je vous passe les coups de fil échangés car j'ai eu droit à des "salut oui j'ai repris aujourd'hui c'est l'horreur" et des "oui, elle s'est présentée spontanément!!" et on pouvait presque les toucher ses points d'exclamation. 
Pendant ces échanges ô combien instructifs, j'ai vraiment pu m'imprégner de mon environnement : un ordi éteint, un téléphone qui clignotait vainement pour indiquer qu'il avait des messages en attente, un stabilo jaune sans capuchon (il a passé un sale été) et un échafaudage devant la fenêtre donc. 
On salue les faux tournesols au passage.

Tout ça pour qu'au final je reparte avec mon dossier sous le bras avant comme seule certitude qu'un "consultant" allait me contacter sous 48h. 
Ca fait très "24h Chrono" d'un seul coup hein ? "Attention, vous allez être contactée par l'un de nos meilleurs consultants ces prochaines 48h, restez disponible". 
Oooouuuh... Comme si on allait me donner un contrat. Comme Léon ! Et on dirait que je suis sa Natalie Portman. Et... Et... Non rien en fait.

Et là c'est avec humilité que j'avoue avoir été mauvaise langue pensante : On m'a contacté dans le quart d'heure. Un point pour leur rapidité. 
Pitêtre qu'aussi qu'il était pas débordé le "Chef des bilans". 
Mais le plus drôle reste le mail que j'ai reçu. Le Bruno cité à l'instant m'envoie la plaquette du centre. Youpi. Merci. Et pour me confirmer que je vais rencontrer demain - oui - 24h à peine après - Mélanie (et là tout de suite ça fait moins Jack Bauer même si on reste dans le même timing). 
Et le mail, envoyé sur mon gmail avec mon vrai nom donc, est adressé à une certaine Vanessa machintruc.

J'ai bien ri.

Et j'avais hâte d'être au lendemain pour rencontrer Mélanie donc. Avec qui - si ça se fait - je vais passer 7 semaines, 3h par séance, à "travailler" (parce qu'on n'est pas là pour rigoler m'a fait comprendre le regard de chien battu du bureau sans capuchon) sur mon "avenir professionnel". J'ai même pas peur. Pas trop quoi.

Enfin, 'fallait bien que j'enclenche la procédure hein. Maintenant que j'ai dit que je le faisais. Pas le choix.


Et aujourd'hui, 25 Octobre. Je vous le confirme : j'ai bien fait.

Mea Culpa

Comme vous, la procrastination, ça me connaît.

Elevée au rang d'art de vivre, je mets un point d'honneur à remettre à après (après) (après) demain ce que j'aurais dû faire avant hier.
La honte ne m'accablant pas, je ne me mets à la tâche que sous la menace.
Et vu que j'ai la tête de celle à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, je vous laisse imaginer que ce n'est pas la pression qui m'étouffe.

Comparé à un cet étouffe-chrétien d'hostie, paraît-il.

Et donc, le bavardage va de paire avec la perte de temps. En quelques lignes j'ai déjà dérivé du sujet qui m'amène et moi-même je commence à douter.
Je doute donc je suis.
Alors je suis à 200%. Pas de doute.

Un blog. Ce blog. Un de plus me direz-vous. Honnêtement, j'envisage de me fondre dans la masse en attendant d'être touchée par la grâce (de Dieu) (suivez-un peu).

Un blog car la menace a été efficace.
Après des années d'encouragements plus ou moins appuyés, je reprends mon clavier.
Ma génitrice veut me lire.
Ma soeur de coeur veut que j'écrive.
Ma consultante en titre s'outrage que je n'en sois pas à mon deuxième roman.
Et ma chère collègue me gronde de me voir tourner autour du pot.

Donc c'est décidé. Je replonge. Aucune garantie quant à l'intérêt que ce blog aura. Vous pouvez déjà être certains (oui parce que je pars du principe que vous êtes déjà plusieurs) que vous tomberez ici par hasard.
Je vous le souhaite heureux.