Booster

Killer Queen

  Et d’un coup, ils se sont mis au garde à vous. Soldats fiables, qui ne tremblent pas quand il faut se dresser. Je les ai senti les u...

mercredi 25 avril 2012

The Big C : la Changement, c'est maintenant

Vous retrouvez cette chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
the-big-c-225x300
Promis juré, j’essaierai d’être un peu plus critique dans mes articles mais j’ai deux problèmes : je suis bon public et ce que je regarde est bien (selon moi, ce qui vaut comme un point de vue universel) (si).
Cette fois j’arrive avec mon arc-en-ciel pour vous parler de The Big C.
Ça me donne une bonne occasion de vous dire tout le bien que je pense de Laura Linney.
Mais si, Laura Linney.
La rouquine (oui, rouquine, ou blonde vénitienne si vous préférez. Et moi ça m’arrange) timide de Love Actually.
La morte étouffée de David Gale (z’avez vu ? même pas que je vous spoile, je suis sympa).
Laura Linney qui me fait passer du rire aux larmes (oui ça m’arrive souvent, mais je vous jure que mes hormones vont bien) et inversement. A moins que ce ne soit le contraire.
Et quand je dis “arc-en-ciel” je ne crois pas si bien dire. Cette série parle du cancer. Le BIG C. (l’arc, la recherche, toussa. Mais si, l’ARC, le type qui vole des millions aux gentils donateurs)
Laura-Cathy (avec un C comme dans Cancer) aime bien bronzer en bikini et ce depuis sa plus tendre enfance. Avec sa peau laiteuse et ses grains de beauté. La peau hâlée, ça lui va bien.
Jusqu’au jour où on lui apprend (en l’occurrence un type du corps médical) que ses séances de bronzette, c’est du passé. Le mélanome n’aime pas le soleil.
Première info à encaisser : “j’ai un cancer”.
La suite se corse quand Cathy comprend qu’elle n’a plus qu’un an à vivre. En gros.
Un an. 365 jours et des brouettes.
Alors elle a le choix : pleurer sur son sort ou rattraper le temps perdu qu’elle ne pensait pas avoir perdu vu qu’elle se croyait en bonne santé. Vous suivez ?
Cathy décide que c’est finalement une excellente occasion pour vivre enfin. Envoyer valser tout ce qui la saoule et profiter. PRO-FI-TER.
Et ça mes amis, c’est une grande leçon pour nous autres, pauvres êtres sains.
Bye-bye le mari pour commencer (mari tellement obèse qu’on se demande sincèrement ce qu’elle fiche avec mais passons).
Pis c’est parti pour une ribambelle de supers personnages secondaires qu’elle trouve aussi chouettes que nous : le médecin supra cute qui déprime à la place de l’intéressée, la voisine acariâtre, le fiston qui a l’adolescence qui nous démange les mains (pour le baffer, entendons-nous bien) et le meilleur d’entre tous : le frère anarchiste, écolo, SDF, qui (sé)vit sur le parking d’un supermarché en mangeant directement dans la poubelle – pour pas gâcher – et éructe des insultes sur les capitalistes qui s’aventurent « chez lui » (à ses yeux, la mère de famille qui vient acheter ses paquets de lessive est un suppôt de Satan).
Alors soyons clairs, si Cathy ne veut pas se morfondre, elle va nous tirer quelques larmichettes de temps à autre hein, alors même qu’elle était en train de nous faire sourire deux secondes avant. C’est le principe de la “séquence émotion”.
Cathy fait l’autruche, Cathy brûle la vie un peu des deux bouts. Elle expérimente, elle veut de l’aventure, du vrai.
Elle veut aider aussi. Même ceux qui ne veulent pas de sa main tendue.
Ça commence par son frangin qui préfère camper dans le jardin en passant par une de ses élèves énorme (et encore, mon éducation m’empêche de vous décrire l’étendue de la situation (sans mauvais jeu de mots) mal dans sa peau (tu m’étonnes), qui refuse de s’investir en classe (Cathy est prof. D’histoire il me semble. Mais sa prestation nous fait comprendre qu’elle a jeté l’éponge). Qu’à cela ne tienne, Cathy va la prendre sous son aile et faire rentrer des poneys et des licornes dans sa vie de jeune fille en fleur.
Laura Linney a décidé de produire une petite série qui porte les mêmes couleurs pastels que Desperate mais avec des acteurs qui auraient raté le casting de Shameless.
Et voilà comment en une phrase j’ai fait le lien avec deux précédents posts.
Vous l’aurez compris : j’ai adoré The Big C. Et je ne vous en ai rien dit. Presque rien. Juste a C j’espère… (ce jeu de mot est directement tiré du recueil imaginaire et non exhaustif des répliques cultes de notre ami Laurent Romejko que nous saluons au passage)

samedi 21 avril 2012

Desperate Housewives : vous avez dit desperate ?

Vous retrouvez cette chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
desperate604-604x356-300x176
Aujourd’hui je vais m’attaquer à un monument. Non parce que vous parler de Shameless c’était fort agréable mais ça manquait de témérité.
Aujourd’hui je vous parle de Despera te Housewives. Mon Desperate Housewives.
Ça fait plus d’années que ma coquetterie ne m’autorise à l’avouer que je suis, fidèlement, ces bonnes femmes qui vivent dans un décor en carton à la Disneyland.
Déjà la météo. A part une ou deux tempêtes, vous avez déjà vu de la pluie – vous – à Wisteria Lane ?
Moi non.
C’est toujours un soleil insolent qui se reflète dans les cheveux non moins insolents de Bree.
Parlons-en de Bree justement. Huit saisons, pas une ride. Pire. On dirait qu’elle rajeunit !
On se croirait dans The Stepford Wives.
Elle me fait penser à Michel Drucker. Le mec que j’ai toujours vu à la télé, avec le même sourire, la même douceur et qui a vaguement blanchi du cheveu. Ce type est un extraterrestre. Michel Drucker me fait peur.
Il ne sera sûrement pas nécessaire de vous présenter les copines de la rouquine. Mais pour la forme et ceux qui sortent d’une retraite zen au Tibet, nous avons Susan, ex James Bond Girl qui s’est spécialisée dans le rôle de tête à claque. Lynette Scavo qui fait plein d’enfants et crie beaucoup sur son mari. A une époque on avait la nymphomane Edie. Mais celle qu’on ne présente plus, c’est la latino de service, Gabrielle Solis.
Aaah Gabrielle, toute en cheveux, louboutins et sourires Colgate©.
Autre personnage récurrent mais un brin plus discret c’est le presque brun plombier Mike. Et là l’émotion m’empêchera de poursuivre. Pour celles et ceux qui regardent actuellement l’ultime saison, je ne peux vous dire qu’une chose : “Accrochez-vous. Pis prenez des mouchoirs”. Rien de graveleux, entendons-nous bien.
Desperate Housewives. Huit saisons. Au moins autant de morts. Des enfants qui font des enfants. Des bombes sexuelles parfois défigurées pour les exigences de leur rôle de mère de famille. Des méchants pas vraiment méchants. Des gentils finalement pas si gentils.
Honnêtement, après la deuxième saison on se demande ce qu’on fait encore là.
Mais c’est fourbe. Car on les critique, mais on les aime bien. On se demande jusqu’où ils vont aller. Et c’est très rassurant car finalement ils vont à l’endroit prévu dans notre estimation.
Et chaque fin de saison apporte sa tension et son cliffhanger. On pousse inévitablement des “non!” ou des “han!” ou des “pppffff va falloir attendre 6 mois pour savoir”.
Et ce frisson mêlé de déception et d’enthousiasme, moi j’aime.
J’aime encore plus quand ma fidélité est remerciée. Et là je suis servie ! Car cette dernière saison, c’est de la dynamite.
Un peu plus noire, la série ne perd pas son vernis pastel mais il s’écaille pour mon plus grand plaisir. Ça pleure, ça s’écharpe, ça se boude. Les nouvelles recrues sont de savants mélanges des précédentes. L’amour se bafoue, l’argent se salit, la morale s’ignore. Et cette voix, celle de feu Mary-Alice Young, qui nous berce depuis le début… si douce, tranchante pourtant.
J’ai hâte de connaître la suite et la fin. Mais je sais déjà que je retarderai ce moment fatidique car, les adieux, ça n’a jamais été mon truc.

mercredi 18 avril 2012

Shameless, ne soyez pas farouches

Vous retrouvez cette chronique sur le merveilleux blog de AnotherWhisky
Shameless-US-300x225
Si vous cherchez une série attendue, policée, une série qui arrondit les angles : passez votre chemin.
J’ai envie de vraie vie, d’engueulades qui plaisantent pas, de chaises qui traversent la pièce, de grossesse adolescente, d’alcool, de drogue, de sexe. De rock’n’roll.
J’ai envie de vous parler de Shameless.
La version américaine.
Un jour, je vous donnerai mon avis sur l’originale, mais pas aujourd’hui. Non aujourd’hui je vais vanter les mérites de ces scénaristes amerloques qui font pâlir de honte les nôtres. Enfin j’espère.
Shameless donc. C’est à peu près aussi drôle qu’émouvant. En général complètement barré. Des acteurs exceptionnels car cette fois ils ne sont pas beaux. (je ne sais pas vous mais perso j’ai du mal à croire que les acteurs de Gossip Girl vivent sur ma planète et je couperais bien les cheveux à tous les blondasses qui sévissent outre-Atlantique)
Bon, presque moches donc, un peu sex aussi (c’est mal mais c’est sain), certains arrivent même à être séduisants. Pour changer, nous allons suivre des acteurs qui nous ressemblent. Surtout vous. Moi ça va je n’ai pas à me plaindre. (pas taper)
Physique banal, vices, caractère de cochon. Quand je dis “ils vous ressemblent” c’est surtout si vous vivez avec toute votre famille, que l’un d’entre vous a des problèmes de boisson, que votre vocabulaire se limite aux insanités et mots courants.
Mais si on ne s’identifie pas, on ne s’apitoie pas non plus.
C’est simple: je les aime tellement que je finis par me retrouver complice de leurs magouilles. Parfois très astucieuses. On apprend par exemple comment faire jouer son assurance en mettant en scène un accident entre un vélo, une voiture et le fiston. Ben moi franchement je trouve ça utile. Même si je n’ai pas d’assurance vie. Ni de fils.
Oui parce qu’il s’agit un peu de parasites dans Shameless. Papa alcoolique, odieux, parfois touchant (j’ai dit parfois). Maman envolée avec une lesbienne camionneuse. Fille aînée à la tête d’une famille de dures à cuire. N’oublions pas le fiston surdoué mais ultra rebelle.
Ca, c’est pour le gros de la troupe.
Concernant les personnages secondaires, vous avez aussi un couple de voisins qui réunissent à eux seuls tout le potentiel sexuel de la série.
La femme complètement agoraphobe, sujette à des crises d’angoisse terribles si elle met un pied en dehors de chez elle, avec des canapés protégés par des housses en plastique. Et là, il ne s’agit que du haut de l’iceberg.
Shameless ça sent la bière tiède qui donne mal à la tête. Faut dire aussi que c’est bruyant tous ces gamins livrés à eux-mêmes. Mais on s’attache à ces gens. Si vous n’êtes pas encore convaincus, j’ai oublié de mentionner que le rôle masculin a été donné à un charmant jeune homme qui se retrouve souvent nu pour des raisons évidentes de fidélisation du public féminin.
Vous en dire plus serait criminel. C’est un petit bijou brut. Faut pas se laisser intimider.